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Le venin de la désinformation

Mercredi 11 janvier 2006

Chavez, antisémitisme et campagne de désinformation : à propos d'un article calomnieux de Libération

A la lecture de l article de Jean Hebert Armengaud, « le credo antisémite de Hugo Chavez » (Libération du 09/01/2006), je fus pris de sérieux doutes personnels. Vivrais-je dans un pays où le président démocratiquement élu stigmatiserait une part de sa population en raison de sa religion ? Le chavisme serait-il un mouvement politique antisémite ? Serais-je devenu aveugle au point de ne pas voir les pogroms bolivariens ? Serais-je devenu sourd au point de ne pas entendre les appels à la haine contre les juifs professés depuis l’exécutif ?

  Mes doutes personnels ne durèrent pas plus longtemps que la lecture du titre de l’article de Libération. Car placé légèrement en dessous, apparaissait le nom de l’auteur de cette accusation. Jean Hébert Armengaud se fait depuis plusieurs années l’écho des accusations les plus violentes contre le gouvernement bolivarien. Mes doutes ont rapidement changé d’objet pour se porter sur la validité de l’interprétation des sources du journaliste et sa définition de la déontologie.

   L’affaire n’est pas mince. Chavez est décrit comme un antisémite notoire, reproduisant les pires stéréotypes sur les adeptes du judaïsme dans la ligne directe des « Protocoles des sages de Sion ».

        Le journaliste de Libération nous prévient que le délit eut lieu la veille de Noël, oú « Hugo Chávez visite un centre d'hébergement et de réinsertion de personnes sans domicile fixe à Miranda, dans l'Etat de Zulia. » Le 24 décembre, accompagné du maire de Caracas et de quelques ministres, le Président visitait un Noyau de Développement Endogène, modèle bolivarien d’une économie alternative, situé proche de Acevedo dans l’Etat du Miranda. Le noyau de développement endogène n’est en rien un centre d’hébergement de SDF, et l’Etat du Miranda ne peut évidemment pas être situé dans l’Etat du Zulia. Ces précisions géographiques peuvent paraître inutiles au lecteur français mais elles sont tout de même révélatrices  de la connaissance qu’a Mr Armengaud du pays bolivarien ainsi que sa capacité à vérifier ses sources. Elles sont d’autant plus inquiétantes que l‘auteur de l’article de Libération invite ses lecteurs à consulter le site du Ministère de la Communication et de l’Information du Venezuela en preuve du délire antisémite de Mr Chavez. Or c’est précisément ce que nous avons fait. La page de présentation du discours incriminé offre au visiteur les informations géographiques que nous venons de mentionner.

 

            Du coup, ou Mr Armengaud n’a pas été vérifié sa source où il parle plus qu’approximativement l’espagnol. Dans les deux cas, la rigueur de son investigation laisse à désirer. Si la désinformation commence sur des thèmes secondaires, qu’en est-il alors sur « l antisémitisme » du président Chavez ?

          Premièrement, nous devons signaler que les références à Mr Jésus Christ ont fait une réapparition dans les discours du Président Chavez. Longuement utilisées au début de son mandat, elles avaient plus ou moins disparu avant de réapparaître de façon insistante il y a quelques mois. Les admirateurs français du processus bolivarien avaient pu être étonnés, lors de la réunion à la mairie parisienne du XIe arrondissement, d’entendre celui qu’ils tiennent comme un souffle d’air antilibéral, déclarer que le « Christ fut le premier socialiste et Judas le premier capitaliste ». Ce discours difficilement compréhensible dans notre société athée reçoit de ce coté de l’Atlantique un impact important.  De plus, le Christ de Chavez est plus proche des théologiens de la libération que de l’interprétation de Benoît XVI. Il s’agit d un christianisme aux cotés des plus pauvres, d un christianisme humain ouvrant la voie a un bonheur terrestre et temporel.

 L’histoire de l’Amérique Latine inclut cette division théologique. Les jésuites salvadoriens, les prêtres révolutionnaires guatémaltèques ou péruviens ont souvent marqué de leur vie leur engagement religieux auprès des plus pauvres. Le haut clergé, quand à lui, a régulièrement accompagné les dictatures d’extrême droite qu’a connu le continent.    Parler d un Christ révolutionnaire ou socialiste, c’est faire participer le religieux à la guerre idéologique. C’est ,par le biais de la théologie, comprendre le Christ comme volonté de combattre la domination des puissants. C’est dans cette perspective là que Chavez utilise ses références religieuses. C’est dans le contexte du retour à ces références dans ses discours que se tient l’allocution du 24 décembre 2005.

  Qu’a donc dit Hugo Chavez cette veille de Noël ? Il est vrai que le journaliste de Libération peut tranquillement dire que le discours est en ligne sur le site du Ministère (http://www.minci.gov.ve/imagnot/24-DIC-05 N.D.E. MANANTIAL DE LOS      SUEÑOS. CAUCAGUA. AG.doc). Combien de lecteurs qui se fient encore à Libération iront éplucher un document de 26 pages en espagnol pour trouver le passage incriminé ? Pour ceux que l’expérience tenterait, précisons que l’extrait en question se trouve en bas de la page 15. Pour que chacun se rende compte de « l’idéologie antisémite » du président vénézuelien nous le traduisons ci-dessous : 

   « Je viens de terminer ce matin le dernier rapport de l’ONU sur la situation du monde et c’est alarmant. 

  C’ est pour ça que je dis qu’ aujourd’hui plus que jamais en 2005 ans, il nous manque Jésus Christ, parce que le monde est en train de se consumer jour après jour ainsi que les richesses du monde, parce que Dieu et la nature sont sagesse, le monde a de l eau en quantité suffisante pour que chacun ait de l’eau, le monde a suffisamment de richesses et de terres pour produire de la nourriture pour la population mondiale, le monde a suffisamment de pierres pour construire pour que personne ne soit laissé sans habitat. Le monde possède pour tous, donc, mais dans les faits DES minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi a leur manière à Santa Marta en Colombie. Une minorité s’ est appropriée les richesses du monde, une minorité s’est appropriée l’or de la planète, de l’argent, des richesses minérales, des eaux, des bonnes terres, du pétrole, de toutes les  richesses donc, et a concentré les richesses entre quelques mains : moins de 10% de la population du monde est propriétaire de la moitié de la richesse du monde entier et  plus de la moitié des habitants de la planète sont pauvres et chaque jour il y a de plus en plus de pauvres dans le monde. Ici, nous avons décidé de changer l‘ Histoire. »

         Vous avez sans doute remarqué que nous n’avons pas utilisé le signe : (…). Fort utilisé par des journalistes comme Armangaud, ce signe permet de la même manière qu’a la télévision de faire un montage du discours original quitte à modifier le sens, voire a lui faire dire son contraire.                                   

           Chavez commente ici un rapport de l’Organisation des Nations Unies sur l’état du monde. Cet extrait a pour but de condamner l’appropriation personnelle des richesses naturelles du monde. Il précise que depuis l’époque de Mr Jésus Christ, « DES MINORITES » s approprient ces richesses aux détriments du plus grand nombre. Nous devons noter tout de suite que Mr Armengaud dans son empressement a calomnier le président du Venezuela a fait une faute de traduction. « Unas minorias » se traduit par « des minorités ». C’est à dire les différents types d’empire, de puissances, de classes bourgeoises qui au fil des siècles se sont accaparés ce que d’autres considèrent comme des biens publics mondiaux.  Ainsi de l’Empire romain qui condamna a mort le Christ, de la nouvelle oligarchie hispano créole qui laissa mourir Bolivar sans même une chemise, ainsi que la bourgeoisie capitaliste propriétaire des sous-sols de notre planète.                   

            Ce discours est clairement anti-impérialiste et anti-néolibéral. Le qualifier d’anti-sémite est une erreur de jugement due certainement a une mauvaise connaissance par Mr Armangaud de son objet d étude.                                           

  D’autre part, c’est le journaliste de Libération qui met en valeur le stéréotype antisémite qui est censé disqualifier Chavez. Jean Hebert Armengaud dans sa manière de couper et transformer le discours du président, active l’antisémitisme inconscient de la société française. Parler de minorité qui tua le Christ et possède les richesses mondiales renvoie malheureusement à la communauté juive. C’est même devenu par victoires successives de différents type d’antisémitisme un signifiant de cette communauté religieuse que l’auteur de l’article de Libération présente au lecteur par le biais d’un extrait réduit au maximum épuré de son sens initial et de sa situation de dénonciation.                                                     

           Pourtant, prenant pour argent comptant, sa lecture approximative du discours de Chavez, le journaliste de Libération persiste et signe. Le gouvernement bolivarien est accusé de persécuter la communauté juive en envoyant des enquêteurs faire leur travail dans un centre hébraïque. A la lecture de cette accusation, on pense à la Nuit de Cristal et à ce que l’Europe a fait de plus honteux par rapport a la communauté juive de leurs pays.  Cependant,  cette intervention a eu lieu dans le cadre de l’assassinat  d’un procureur enquêtant sur les participants au coup d Etat d avril 2002. Point de procès de « médecins juifs » prenant prétexte l’assassinat de Danilo Anderson ; aucune inculpation ne résultera de l’enquête au Centre hébraïque, soupçonné d’entretenir des liens avec le Mossad. L’enquête suit son cours, ne prenant pas en compte les origines ethniques, religieuses, nationales des assassins du procureur. Qu’importe, pour Armangaud, les mensonges conjugués font illusion de vérité. Ainsi plus on en dit, plus on jette le doute. Qu’importe si le Venezuela, partenaire économique de l’Iran, fut un des premiers pays a désavouer le président Mahmoud Ahmadinejad dans sa volonté de « rayer Israël de la carte », qu’importe que Ceresole ne soit resté que quelques mois dans l’entourage du président et n’ait imprégné le chavisme d’aucune tendance d’antisémitisme d Etat.

              Cette campagne sur le prétendu antisémitisme de Chavez est tant un révélateur d’une nouvelle campagne de calomnies que d’un journalisme d’approximation. Source originale citée ignorée, transformation de rapports ou d’autres articles dans le but de coller à son a priori idéologique, méconnaissance du terrain et de l’objet traité. 

               Sur cette ignorance pratique, coule tranquillement le venin de la désinformation.

Romain MIGUS

Par Romain MIGUS
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Mercredi 11 janvier 2006
 

DECORTICAGE D’UNE MANIPULATION

 

 

Hugo Chávez aurait tenu des propos antisémites. Lesquels, au juste ?

 

(Tous les passages soulignés le sont par moi, MV).

 

 

I- Cinq versions dont deux sont fausses.

 

 

1- Version de Libération, le 9 janvier 2006.

 

« Le credo antisémite de Hugo Chávez par Jean-Hébert ARMENGAUD.

 

Antinéolibéral, anti-impérialiste... et antisémite ? Le président vénézuélien Hugo Chávez, héros de la gauche radicale latino-américaine, a identifié les «maîtres du monde» : «Les descendants de ceux qui ont crucifié le Christ.» Cette «minorité s'est emparée des richesses du monde».

 

 

2- Version du MONDE, le 09 janvier 2006

 

« Le centre Wiesenthal accuse Hugo Chávez d'antisémitisme.

 

Le président vénézuélien, Hugo Chávez, connu pour ses diatribes anti-impérialistes, a tenu des propos antisémites lors de son discours de Noël, prononcé le 24 décembre. Ces propos, passés un temps inaperçus, ont été dénoncés par le centre Simon Wiesenthal, une organisation juive basée à Los Angeles, vendredi 6 janvier.

 

"Le monde appartient à tous mais une minorité, les descendants de ceux qui ont crucifié le Christ, s'est emparée des richesses mondiales", avait déclaré le président lors d'une visite dans un centre d'hébergement de réinsertion de personnes sans domicile fixe à Miranda, dans l'Etat de Zulia. Ce discours, retransmis en direct à la télévision nationale, est toujours visible sur le site Internet du ministère de la communication du Venezuela. »

 

 

3- le paragraphe entier, traduit en français (source proposée ci-dessus par le Monde  http://www.mci.gob.ve).

 

« Je viens de terminer ce matin le dernier rapport de l’ONU sur la situation du monde et c’est alarmant. C’est pour ça que je dis que aujourd’hui plus que jamais en 2005 ans, il nous manque Jésus Christ, parce que le monde est en train de se consumer jour après jour ainsi que les richesses du monde, parce que Dieu et la nature sont sagesse, le monde a de l’eau en quantité suffisante pour que chacun ait de l’eau, le monde a suffisamment de richesses et de terres pour produire de la nourriture pour la population mondiale, le monde a suffisamment de pierres pour construire pour que personne ne soit laissé sans habitat. Le monde possède pour tous, donc, mais dans les faits DES minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d ici et le crucifièrent aussi a leur manière a Santa Marta en Colombie. Une minorité s’est appropriée les richesses du monde, une minorité s’est appropriée l’or de la planète, de l’argent, des richesses minérales, des eaux, des bonnes terres, du pétrole, de toutes les richesses donc, et a concentré les richesses entre quelques mains : moins de 10% de la population du monde est propriétaire de la moitié de la richesse du monde entier et … plus de la moitié des habitants de la planète sont pauvres et chaque jour il y a de plus en plus de pauvres dans le monde. Ici, nous avons décidé de changer l’Histoire.»

 

 

4- L’extrait incriminé, dans la langue où il a été prononcé (même source) :

 

« El mundo tiene para todos, pues, pero resulta que unas minorías, los descendientes de los mismos que crucificaron a Cristo, los descendientes de los mismos que echaron a Bolívar de aquí y también lo crucificaron a su manera en Santa Marta, allá en Colombia. »

 

 

5- Le même en anglais (source : dépêche d’AP) : 

 

« The world has enough for all, but it turned out that some minorities, descendants of those who crucified Christ, descendants of those who threw Bolivar out of here and also crucified him in their own way in Santa Marta , there in . A minority took the world's riches for themselves. »

 

 

II - Troncatures, erreurs, manipulations et traductions hasardeuses.

 

(Merci à Romain Migus, un français du Venezuela pour son apport sur des points développés ici).

 

- Pour faire croire que Chávez visait les juifs (que même les pires antisémites n’ont jamais accusés d’avoir tué Bolivar), il fallait absolument mutiler sa phrase en enlevant «  les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi à leur manière à Santa Marta en Colombie. »  Ainsi on fait dire à Chávez que « LA minorité » qui a crucifié le Christ s’approprie les richesses mondiales. Par cette troncature et l’interprétation qu’ils font du texte restant, les journalistes de Libération et du Monde (et non pas Hugo Chávez) ressuscitent le credo nazi de l’antisémitisme : le juif déicide et cupide. Ils attisent, dans les inconscients troubles, les braises de racisme, ils commettent la faute dont ils accusent mensongèrement Hugo Chávez : c’est l’éternelle histoire du voleur qui crie au voleur !

 

- Au début de la phrase disputée, Chávez dit « unas minorias » qui se traduit par « LES minorités » et non par «une minorité ». Il désigne les différents types d’empire, de puissances, de classes qui, au fil des siècles, se sont accaparés de ce qu’il considère comme des biens publics mondiaux. Ainsi de l’Empire Romain qui condamna à mort le Christ, de la nouvelle oligarchie hispano-créole qui laissa mourir Bolivar sans même une chemise, ainsi de la bourgeoisie capitaliste propriétaire des sous-sols de notre planète.

 

- Jean-Hébert Armengaud est spécialisé dans les accusations les plus infondées contre le gouvernement bolivarien du Venezuela. Voir : « Quand Libération suggère de destituer Chávez » http://www.acrimed.org/article1723.html, « Lula le « gentil réaliste » - Chávez le « méchant populiste » http://www.observatoire-medias.info/article.php3?id_article=156, « Venezuela : réaction à la couverture de Libération » http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=411, « Chávez est politiquement inculte » dit Teodoro Petkoff. http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=521, etc.

 

- Hugo Chávez ne visitait pas « un centre d'hébergement et de réinsertion de personnes sans domicile fixe à Miranda, dans l'Etat de Zulia.» Accompagné du maire de Caracas et de quelques ministres il visitait un « Noyau de Développement Endogène», modèle bolivarien d’une économie alternative.

 

- L’Etat du Miranda ne peut pas être situé dans l’Etat du Zulia.

 

- La vérité est que Chávez, pas une fois dans sa vie, n’a tenu des propos antisémites. Il est catholique, il parle à des pauvres gens catholiques, la nuit de Noël. Le Monde et Libération notent d’ailleurs qu’il a célébré « Jésus, le commandant des commandants des peuples, Jésus le justicier (...), le Christ révolutionnaire, le Christ socialiste », avant de conclure : « Plus que jamais le Christ nous manque. » Lors de sa réception par Georges Sarre à la mairie parisienne du XIe arrondissement, Chávez a déclaré que le « Christ fut le premier socialiste et Judas le premier capitaliste ». On s’étonnera de ces discours (Quid de la séparation de l’Eglise et de l’Etat ?) si l’on ignore l’imbrication de la religion et de la politique en Amérique latine, marquée par des soutiens d’une partie de l’Eglise aux pires dictatures, tandis que l’autre partie s’engageait courageusement aux côtés des peuples massacrés. L’histoire de l’Amérique Latine inclus cette division théologique. C’est dans ce contexte que Chávez parle le 24 décembre 2005. On pourrait ajouter que, pendant le coup d’Etat de 2002, alors que l’ordre de l’abattre avait été donné, Chávez, prisonnier, avait trouvé un réconfort dans son portefeuille : une image qui ne le quitte jamais, celle de la Vierge Marie.

 

- Les lecteurs sont effrontément invités par les journalistes caviardeurs à consulter le site (http://www.mci.gob.ve) du Ministère de la Communication et de l’Information du Venezuela pour vérifier la véracité des faits allégués, sûrs que très peu iront éplucher un document de 26 pages, en espagnol (l’extrait en question se trouve en bas de la page 15). Parions ici que ceux qui le feront et qui écriront ensuite aux deux quotidiens seront censurés, sauf si la protestation déferle sur de nombreux sites Internet ou par des courriers de lecteurs, jusqu’à rendre le silence intenable.

 

III - Le chien ne décide pas de la mort du lion (proverbe chinois).

 

Il ne faut pas s’attendre à voir cette presse publier un erratum et encore moins à faire son mea culpa. La règle est de s’en dispenser, sauf pour des erreurs de détails ou idéologiquement vénielles. Mais nous sommes ici au coeur d’une offensive politique(1).

 

Là où l’opposition vénézuélienne a été laminée dans les urnes, là où le coup d’Etat de 2002 a échoué, là où le sabotage économique et la grève du grand patronat se sont retournés contre lui, là où les « casserolades » des dames emperlouzées ont sombré dans la ridicule, là où la CIA et les groupes paramilitaires piétinent, là où l’assassinat de Chàvez s’avère difficile à organiser, la où la force armée bushienne renâcle à s’aventurer, le « quatrième pouvoir », équipé de l’escopette du mensonge, lance sa dérisoire attaque d’inconsistants postillons dans les omoplates de Chávez avec le fol espoir de noyer son peuple.

                                                                                                     

Maxime Vivas

(1) Laquelle peut avoir deux cibles parentes En effet, la particularité de la presse quotidienne est d’informer dans les heures qui suivent un événement. Or, Chávez est vilipendé le 9 janvier pour ce qu’il aurait dit le 24 décembre. Pourquoi, demanderont les esprits suspicieux, ce retard de quinze jours, sinon pour que l’attaque soit proche de la date du Forum Social Mondial à Caracas (ce mois-ci), l’intention étant d’y semer un trouble ?

Par Cercle Bolivarien de Paris
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Mercredi 11 janvier 2006

http://lionel.mesnard.free.fr/

 « Le credo vichyste du journalisme franco-vénézuélien»

Par Lionel MESNARD, Le 11-01-2006

Si tu veux de te débarrasser d’un ennemi, dis de lui qu’il a la rage. En France, on pourrait remplacer le terme rage par antisémite et obtenir au final le même résultat. Cette fois ci la manouvre est plus que grossière, sur le fond elle met en évidence une pratique journalistique qui s’apparente à une manipulation à des fins peu scrupuleuses. De la propagande de bas étage, et très révélateur du peu de souci de la mémoire, si l’on oublie les faits, les invraisemblances et surtout un amalgame digne d’un esprit un tantinet malsain. Je me réveillais lundi (9 janvier 2006) au lueur du journal du matin de Canal plus et que fut ma découverte quand j’entendis les propos d’une commentatrice sur Hugo Chavez, en me rasant (rassurez vous, je ne me suis pas coupé). La source émanait du journal Libération, et le président vénézuélien lors d’une allocution le soir du 24 décembre 2005 aurait émis des propos antisémites. Par après, je me connectais à internet pour lire l’article

« le credo antisémite de Hugo Chavez ». Je découvrais au passage un ou deux articles relayant cette information au demeurant troublante.

On peut se dire qu’en peu de temps le stratagème aura été levé, que la manipulation opérée par Jean Hebert Armengaud n’est pas la première. Oh, ce monsieur connaît bien le Venezuela et en particulier les quartiers généraux de l’opposition et traîne rarement ses guêtres dans les barrios populaires de Caracas. Que voulez vous un si grand reporter de presse ne peut pas vraiment aller chercher n’importe où ses infos. Il vaut mieux crier au loup et dans les cocktails mondains sur la « dictature » de Hugo Chavez, et a peu de distance du palais présidentiel de Mira Flores. L’ennui pour ce piètre manipulateur, c’est que depuis 2000, le Venezuela connaît un lot de visiteurs et de résidents nouveaux. Pas vraiment dupes, et dans mon cas choqué en 2004 sur ce que je lisais dans Libération et Le Monde. Quand sur place, il n’y avait rien à voir avec ce que je découvrais dans les colonnes de ces 2 journaux. Dans ce cas, on devient très alerte sur le contenu, et apparemment la supercherie est cette fois-ci levée. Dans le cas du journal Le Monde, le plus grave consiste à reprendre l’information sans en vérifier le contenu et quasiment avec les mêmes arguments ou doutes erronés.

J’ai écrit, il y a quelques mois un texte sur le Venezuela, celui-ci parlait de comment un « 29 novembre 2004 » (1) la police métropolitaine avait fait irruption dans les locaux de l’Ecole Israélite de Caracas, un après-midi durant et en raison de l’assassinat du procureur Danilo Anderson. Et j’ai écrit aussi sur le négationniste argentin Ceresole disparu en 2003 (2). J’expliquais comment certaines thèses antisémites fonctionnent au Venezuela en resituant aux mieux les évènements, et en sachant que comme partout il y a des antisémites, et en particulier une église catholique très réactionnaire et ayant expliqué pendant 500 ans que les auteurs de la mort du christ étaient les « juifs », en oubliant la judaïté du fils de Dieu. Ce que soulignais mon texte c’est à quel point on s’est peu préoccupé après 1945 de la venue de certains migrants allemands nazis, et comment avec des capitaux et des organes de presse ce petit monde avait prospéré sur tout le continent américain (USA inclus). Faire état de la place des thèses des extrêmes-droites venues d’Europe sous les dictatures fascistes sud américaines est un fait avéré, mais peu évoqué par la presse dominante. Il faudrait faire un travail d’enquête, cela demande une autre perception du journalisme. Pour un « Garaudy latino », combien de criminels nazis sont morts tranquillement dans leurs lits de Washington à Buenos Aires ?

Il y a de quoi rester alerte sur le Venezuela et chercher une autre lecture de ce pays. Que Hugo Chavez un soir de Noel et de réveillon ait des accents christiques, cela n’a rien de très étonnant. Il ne cache pas ses convictions religieuses dans le débat politique, et ses références au Christ libérateur refont surfaces. Pour nous en France, c’est assez peu compréhensible, du moins de quoi agacer une libre pensée très hexagonale. Mais de là à désigner tous les catholiques comme des antisémites, se serait absurde ; à vouloir dénoncer en utilisant les pires armes de la délation, c’est proprement un reste de l’esprit vichyste. Faut il être un tant soit peu tordu pour s’attaquer à un individu et n’en montrer qu’un portrait faux, délibérément outrancier. Et il suffit qu’un journaliste lance un article, il sera relayé sans fondement et aidera une fois de plus à dire que ce qui se passe au Venezuela revient à une alliance des rouges et des bruns. Plutôt que de s’interroger sur comment de Libération à l’Express on lit les mêmes erreurs, les mêmes excès. Cette pratique qui consiste à faire dire le contraire est très en vogue outre atlantique, quand il s’agit d’éliminer ses adversaires. Maurice Lemoine aborde dans son « Chavez Presidente », quelques traits de ces aboyeurs de la presse présidentielle, qui d’un élément vont le transformer et en faire une accusation supplémentaire à l’encontre du pouvoir chaviste.

Pour tourner la page de ce très mauvais gag, saluons le texte de Romain Mingus (3) qui met court en peu de temps à cette information infondée sur l’antisémitisme du président vénézuélien. En tout cas c’est un moyen de comprendre pourquoi, plus que jamais il faut une presse libre et indépendante des pouvoirs politiques et financiers. Pauvre Jean-Paul Sartre, qu’ont ils fait de ce journal ? On peut comprendre pourquoi en 10 ans Libération est passé d’environ 300.000 lecteurs à 160.000 par jour. De quoi être fort chagrin de ne pouvoir plus trouver en kiosque un quotidien de référence. Je ne sais plus vraiment si il existe une déontologie journalistique. Du moins cet exemple est assez significatif de la mauvaise foi, de la peur de perdre son emploi qui agit dans de nombreuses salles de rédaction. Il faut vendre, faire dans le sensationnel. C’est vrai, on est très loin du journal qui ouvrait ses colonnes aux taulards et la nostalgie n’a plus lieu d’être. Il est anormal d’utiliser la mémoire à des fins cyniques et dérisoires, c’est une offense surtout aux disparus et à leurs enfants pour agiter de vieilles nostalgies franchouillardes. En fait, je me découvre comme une nausée quand je pense à certains médias. Et le pied de nez posthume de François Mitterrand est de penser que le qualificatif « de chien » est un peu abusif notamment pour les canidés.

(1) dans l’article de Libération est omise la date de 2004, il est cité un « 29 novembre » sans précison de l’année, quitte à le faire passer pour récent.
(2) Venezuela, le Retour de l’Histoire, texte en ligne sur le site :
http://lionel.mesnard.free.fr
(3) Article de Romain Mingus, ci-dessous…
Par Cercle Bolivarien de Paris
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Vendredi 13 janvier 2006
 
LA FRANCE PERDUE 
 
A MR : SERGE JULY, PDG ET DIRECTEUR DE LA PUBLICATION DE LIBÉRATION.
A MR : ANTOINE DE GAUDEMAR DIRECTEUR DE LA RÉDACTION  .
A MR : ARMENGAUD.   

 

CHERS MESSIEURS :

 

LA FRANCE  ÉTAIT POUR NOUS UN EXEMPLE DE LIBERTÉ DE DÉMOCRATIE ET DE VÉRITÉ. ELLE NE L’EST  PLUS MALHEUREUSEMENT POUR BEAUCOUP  DE MAROCAINS  INTELLECTUELS  ET  POLITICIENS. POURQUOI? 
 
QUAND J'AI LU L’ARTICLE DE JEAN-HEBERT ARMENGAUD "INQUIÉTUDE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE ... LE CREDO ANTISÉMITE DE HUGO CHAVEZ" PUBLIÉ DANS VOTRE JOURNAL LIBÉRATION LE 09-01-2006 ET DANS LEQUEL VOUS AVEZ INCULPÉ LE PRÉSIDENT CHAVEZ D'ANTISÉMITISME ET J 'AI COMPARÉ VOTRE ARTICLE AU DÉCLARATION DE CELUI DU PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN DU 24 DÉCEMBRE 2005. TOUT D'ABORD JE N'AI TROUVÉ COMME BEAUCOUP D'AUTRE AUCUN DISCOURS ANTISÉMITE. ET JE ME SUIS DEMANDÉ POURQUOI   LA PRESSE FRANÇAISE DÉRIVE DE PLUS EN PLUS DE CE QUI EST : PUREMENT FRANÇAIS.

SAVEZ VOUS MESSIEURS COMBIEN LA FRANCE DOIT-ELLE PAYER -ET PERDRE SANS DOUTE- CONTRE LA SOUMISSION DE SA PRESSE AUX INTERETS DES  PATRONS ET AU POUVOIR POLITIQUE DU GOUVERNEMENT AMÉRICAIN ! ELLE PERT SON AME ET SON ESSENCE TOUT D’ABORD…  

 JE SUIS MAROCAIN ET JE ME DONNE LA PERMISSION DE DÉFENDRE LA FRANCE QUE NOUS AIMONS DANS SA PLURALITÉ, SON HISTOIRE, SA LIBERTÉ ET SON AME .DÉFENDRE L' HÉRITAGE DE  CEUX QUI ONT ENGENDRER LA GRANDEUR ET LA SAGESSE DE TOUT CE QUI EST « France » : ROUSSEAU, ZOLA, VOLTAIRE, HUGO, ARON, ALTHUSSER, BACHELARD, DERRIDA, FOUCAULT, BOURDIEU ...ETC.

 LES JOURNALISTES FRANÇAIS ÉTAIENT POUR NOUS UN GRAND APPUI CONTRE TOUT ABUS DES AUTRES POUVOIRS. ILS DEFENDENT  L'INTERET  DES PEUPLES ET DENONCENT LES VIOLATIONS DES DROITS, LES GUERRES ET LES DISCRIMINATIONS.. 

 CE QUI VOUS ARRIVE MESSIEURS AUJOURD’HUI NOUS TOUCHE ET NOUS CONCERNE...

      VOUS SAVEZ DÉJÀ QUE LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN MÈNE  UNE GUERRE ÉCONOMIQUE, POLITIQUE MAIS AUSSI MÉDIATIQUE CONTRE LE PRÉSIDENT HUGO CHAVEZ POUR LA SIMPLE RAISON QU'IL EST CONTRE LES GERRES CONDUITES PAR LES USA DANS LE MONDE ENTIER, DÉFENDS   LA JUSTICE , LES INTERETS DES EXCLUS ET DES PAUVRES… CE QUI A ÉTÉ UN JOUR  LA TACHE PRINCIPALE DE LA MAJORITÉ DE  PRESSE FRANÇAISE.. ! 

 CE QUE JE VOUS DEMANDE MESSIEURS, C'EST TENIR LA FRANCE AU GRAND COEUR DES PEUPLES. AGISSEZ SUIVANT VOTRE CONSCIENCE ET NON PAS SUIVANT L'INTERET DES PATRONS ET RECTIFIEZ LE DÉTOURNEMENT DE LA VÉRITÉ VIS A VIS LE PRÉSIDENT HUGO CHAVEZ !

PRESENTEZ VOS EXCUSES MESSIEURS AUPRÈS DE VOS LECTEURS AUPRÈS DES JUIFS ET AUPRÈS DE TOUS CEUX QUI CONNAISSENT HUGO CHAVEZ DANS LE MONDE. JE SAIS QUE C'EST DIFFICILE POUR VOUS DE CONTRARIER L’INTENTION DU PATRON, MAIS JE VOUS LE DEMANDE QUAND MÊME……… !

 

« LE PLUS FORT N’EST JAMAIS ASSEZ FORT POUR ÊTRE TOUJOURS LE MAÎTRE, S’IL NE TRANSFORME SA FORCE EN DROIT, ET L’OBÉISSANCE EN DEVOIR » JEAN-JACQUES ROUSSEAU      

          LA FRANCE ENFIN..  MÉRITE MIEUX… MESSIEURS…

 

J’ESPERE RECEVOIR DES REPONSES. MERCI

     MES SALUTATIONS…

                              

 HAMID MAJDI .OUARZAZATE- MAROC

Par Cercle Bolivarien de Paris
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Vendredi 13 janvier 2006
Par Cercle Bolivarien de Paris
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Vendredi 13 janvier 2006

Comment peut-on nous mentir si grossièrement ?

 

Michel Collon

Lundi 9, Libération accuse Chavez d’antisémitisme. Le lendemain, Le Monde et Le Soir de Belgique et bien d’autres recopient. Mais quiconque va vérifier le texte du discours en question sur le site du gouvernement du Venezuela peut constater que… la citation est tronquée. Libé a supprimé tout un passage ! Sans même ajouter les traditionnels (…).

Mensonge par omission. Un classique. Prenez n’importe quelle citation d’une certaine longueur, découpez-la à votre manière et vous pourrez lui faire dire le contraire de l’original !

Libé a fait ce qui est interdit dans toute école de journalisme qui se respecte. On reprend une source archi-suspecte, déjà prise en flagrant délit, on truque une citation, on ajoute quelques suppositions gratuites, on écarte les faits réels. Et les autres recopient. Pourquoi ? Bavure ? Erreur de journalistes pressés par le temps ? L’excuse serait valable si
1. Toutes les « erreurs » commises par Libé (et d’autres) sur le Venezuela depuis quatre ans n’allaient pas toujours dans le même sens : contre Chavez, pour le diaboliser.
2. Si les médias présentaient une rectification honnête quand les faits sont prouvés. On attend toujours.

Il y a quelques mois, j’avais eu l’occasion de prononcer à Caracas justement, au Forum Mondial de la Jeunesse un discours intitulé « Les cinq règles de la propagande de guerre ». Inspiré notamment des travaux d’Anne Morelli en critique des médias, j’y analysais comment les médias travaillent quand ils ont décidé de diaboliser un peuple ou un dirigeant. Relisant ce discours , je constate que tous les principes de la propagande de guerre ont été appliqués contre Chavez ces dernières années et dans ce cas-ci :
1. Occulter les intérêts économiques
2. Démoniser qui résiste
3. Occulter l’histoire et la géographie
4. « Notre guerre ne vise pas un peuple, mais seulement un dirigeant »
5. Monopoliser l’info, empêcher le débat

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-01-12%2011:51:38&log=attentionm 

Les médias français, belges et occidentaux en général ont quasi tous « diabolisé » Chavez en l’étiquetant successivement de « populiste », « démagogue », « militariste », « simpliste », « primate » (sic), etc…
Ils ont caché l’essentiel : si Chavez déplaît tellement aux Etats-Unis mais aussi à toutes les multinationales, à tous les riches, c’est parce que sa révolution donne le mauvais exemple. Tous nos médias pleurent régulièrement sur la pauvreté dans le monde (en s’abstenant soigneusement de creuser les causes), or voici un homme qui résoud le problème, et on fait silence ou on le diabolise ! Comment est-ce possible ?

Parce que sa solution simple est un exemple « dangereux » si on l’appliquait dans tout le tiers monde : aujourd’hui, au Venezuela, l’argent du pétrole ne part plus dans les poches des multinationales et de l’élite locale ! Non, il sert à des programmes sociaux : nourrir, soigner, éduquer les pauvres. C’est-à-dire 60% de la population. Quand ces gens crevaient de faim non loin des piscines des riches, nos médias trouvaient le Venezuela tout à fait démocratique et fréquentable. A présent qu’ils ont à manger, c’est la « dictature » ! Et pour diaboliser Chavez on a déjà essayé diverses étiquettes qui n’ont pas marché, alors à présent, on essaie « antisémite ». En Europe, ça marche très bien pour étouffer un débat.

Ces médias qui décernent bons et mauvais points selon les intérêts des multinationales, ce sont eux que nous devons soumettre à un test-média sérieux. Voici une preuve de plus : un "vidéo-trottoir" a été réalisé à Bruxelles par ma partenaire Vanessa : elle demandait à des gens, au hasard, dans la rue : « Que savez-vous du Venezuela ? » Bilan catastrophique 1. La moitié ignorait quelle était la ressource principale de ce pays, à savoir le pétrole. 2. Personne n’était au courant que l’argent du pétrole servait à des réformes sociales. Mais si on cache ces deux éléments essentiels, comment le public pourrait-il comprendre pourquoi Bush veut à tout prix attaquer ce pays ? Une telle couverture médiatique, ce n’est pas une information, mais une propagande de guerre qui justifie de futures agressions.

Eh bien, de tels médiamensonges, ça suffit ! Quiconque souhaite lutter pour la paix, pour le progrès social, se retrouve forcé de lutter d’abord pour le droit à une information correcte ! Nous suggérons d’écrire à la rédaction de ces médias pour leur demander des explications et des rectifications.

Et comme nous ne nous faisons pas trop d’illusions, sachant que derrière la presse, il y a des intérêts puissants, nous appelons chacun à nous communiquer des exemples de médiamensonges qu’il a constatés ou qu’il soupçonne. Des choses sérieuses, précises, documentées. Nous préparons un groupe de travail anti-médiamensonges et vous tiendrons prochainement au courant.

Merci d’avance

Michel Collon

Vanessa Stojilkovic prépare un film documentaire « Bruxelles-Caracas aller/retour ». Michel Collon prépare un livre « Les 7 péchés d’Hugo Chavez ». Infos sur notre site en avril.

Par Cercle Bolivarien de Paris
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Vendredi 13 janvier 2006

Declaration de Monsieur Roy Chaderton-Matos 

Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela

Libération fait acte de diffamation en présentant comme antisémite un discours récent du Président Chávez  où il évoque la responsabilité dans la mort de Jésus des puissances impériales de ce temps-là, dans une réflexion sur les empires d’aujourd’hui qui tentent de crucifier des processus démocratiques de libération et de justice sociale. 

 

L’interprétation diffamatoire de paroles qui ne visent aucunement nos frères juifs montré comment une organisation créée pour retrouver des criminels nazis en fuite a pu être banalisée et manipulée par certains des ses dirigeants dans le continent américain engagés dans les assauts internationaux contre notre démocratie en soutenant des putschistes vénézuéliens.

Après le désaveu par Jean-Paul II de l’injuste incrimination historique contre le peuple juif,  seule une interprétation tortueuse pouvait identifier des éléments antisémites dans les paroles du Président Chávez.   Inclure Simon Bolívar dans cette spéculation révèle en plus l’ignorance de l’histoire, car Bolívar lui-même et sa famille reçurent, dans des temps d’infortune, le soutien et la protection d’amis juifs de Curaçao, comme Mordechaï Ricardo, dont la générosité a toujours été reconnue par El Libertador.

Après leurs multiples échecs putschistes et électoraux, les anti-chavistes vénézuéliens et internationaux ont constitué un curieux et rococo pot-pourri de personnes et d’institutions unies par la volonté de délégitimer la démocratie vénézuélienne, qui a choisi une voie souveraine d’engagement pour la justice sociale.  Des chrétiens d’extrême droite, des banquiers incompétents, des politiciens ratés, des représentants de la gauche caviar, des cripto-nazi et bien d’autres ennemis des valeurs républicaines, avec le soutien international d’organisations comme Reporters sans Frontières,  financée par le National Endowment for “Democracy”  et par de puissants groupes de publicité,  des  protestants fondamentalistes des Etats Unis, comme le télé-évangeliste Pat Robertson, qui lança un appel au meurtre du Président Chávez,  Alexandre Adler, inexplicable raciste, José María Aznar et d’autres dirigeants du Parti Populaire Espagnol et ses équivalents en Amérique Latine comme Lourdes Flores, sont les complices d’une conspiration internationale orchestrée par la dictature globale.   Bienvenue au Club, Monsieur Armengaud !

Aujourd’hui ils  tentent  infructueusement de se servir du chantage de l’antisémitisme  pour éloigner du Président Chávez les nombreux juifs progressistes qui soutiennent le processus  bolivarien. 

Nous,  démocrates vénézuéliens,  sommes profondément opposés à des aberrations comme l’antisémitisme, le maccarthysme, le racisme, l’anti-islamisme et autres formes de fanatisme et de violence responsables aujourd’hui comme hier de crimes contre l’humanité commis au nom d’une fausse démocratie et du néolibéralisme.  

Le message du Président Chávez affirme son engagement  avec les exclus du monde entier, le même engagement de chrétiens comme Martin Luther King, la Mère Teresa de Calcutta, Monseigneur Oscar Romero et l’ Abbé Pierre , le même engagement de penseurs et de combattants juifs, musulmans et athées qui ont œuvré et vécu pour la paix, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Monsieur Armengaud, c’est à vous de présenter des excuses !

Par Roy Chaderton-Matos
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Samedi 14 janvier 2006

à Monsieur Serge July et à Madame Déontologie des journalistes de Libération  

 

A Mr Serge July,  Rédacteur en chef de Libération,  P.D.G de Libération Et Antoine de Gaudemar, Directeur de la Rédaction

 Cher Mr July, Messieurs,

  

Je vous écris à propos de la publication dans la rubrique « Courrier » de Libération du 12 janvier 2006 d’un extrait de l’article que j’ai fait paraître sur plusieurs sites Internet en réponse à celui de M. Armengaud, paru dans votre journal le 9 janvier sous le titre, « Le credo antisémite de Hugo Chavez ».

  

1) Je ne vous ai envoyé aucun courrier et je n'ai fait aucune démarche pour que mon article soit publié dans Libération. Or vous en publiez, sans mon autorisation, un extrait dans la rubrique « Courrier », en laissant entendre que cet article vous était adressé. Pourriez-vous me fournir les preuves que Romain Migus, citoyen français résidant à Caracas et travaillant comme conseiller en communication, vous a envoyé un quelconque courrier vous autorisant à publier son article ?

 

2) L’extrait de l’article que vous publiez sans mon autorisation est soigneusement épuré de la majorité de ses arguments. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour que vous puissiez vous rendre compte : l’article original compte 1771 mots, l’extrait que vous publiez seulement 543, soit exactement 30.66% de l’original que vous dites avoir « condensé » à votre convenance et sans mon accord.  

Pourriez-vous me dire comment la cohérence d’un argumentaire peut être préservée quand 70% de son contenue est censuré ? D’où les interrogations suivantes : A) Quel type d’argumentaire, épuré de 70% de son contenu, peut préserver sa cohérence ? B) Je dis bien censuré. En effet, alors que les découpes effectuées par votre journaliste dans le discours de Chávez sont marquées par trois points entre parenthèses (…), rien de tel n’apparaît dans votre compression de mon article. Un simple renvoi à l’article complet que peu, parmi vos lecteurs, auront eu le temps de consulter est un bien maigre alibi.  C) En présentant un texte tronqué sans préciser les passages enlevés, vous l’offrez ainsi en pâture à Mr Armengaud pour qu’il tente de recouvrer une partie du crédit qu’il a perdu, sans s’expliquer sur le fond ? Etait-ce le but ? Difficile d’en douter.

 

3) En publiant l’extrait de mon article sur un tiers de page, et en consacrant les deux tiers restants à des argumentations qui confortent la manipulation initiale du discours d’Hugo Chávez, vous persistez et signez dans votre intention de désinformer les lecteurs de Libération. C’est assez dire que vous les méprisez.

 

 4) Vous publiez une pétition de professeurs d’Université, d’écrivains, d’intellectuels professeurs, comme si leur position sociale était la garantie d’une quelconque impartialité. Vous auriez pu préciser que ces mêmes personnes soutiennent ou ont soutenu une opposition politique qui s’est distinguée par une tentative de coup d’Etat et des tentatives de sabotage économique. Les échecs de cette opposition  n’ont en rien diminué sa virulence.

 

Il faut plus d’un journaliste agissant en mercenaire pour déshonorer une rédaction. Mais quand une rédaction se solidarise avec un tel journaliste… 

  

Malgré l’orientation politique de votre journal, les lecteurs ont droit à une information sérieuse et non à de telles manipulations. A de l’information correcte et non à une vulgaire opération de propagande.

 

En espérant recevoir des réponses,

Salutations déontologiques.

Romain MIGUS

PS : Je vous autorise à publier cette lettre dans son intégralité. J’envoie une copie de cette lettre à tous les sites web où vous avez pu lire et piller mon précèdent article.

 

 

Par Romain MIGUS
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Mardi 17 janvier 2006
 

Demain (ou après-demain) je m’abonnerai (peut-être) au Monde.

 

 

 

 

Le Monde, Monsieur le Directeur de la publication.

 

 

 

Cher Jean-Marie Colombani,

 

 

 

Vous m’avez écrit en me faisant une offre alléchante pour que je m’abonne au Monde.

J’ai lu votre éditorial annexé : « Un journal réinventé » et je me suis réjouis quand vous m’assurez de « la fiabilité de [v]os informations, de la rigueur qui doit accompagner leur traitement, de la bonne distance » que vous allez « respecter avec les événements et avec leurs acteurs ».

Comme, de surcroît, vous vous engagez à « être chaque jour plus fiable, différent, surprenant et proche des lecteurs » qui auront droit à « la vision la plus juste et la plus claire de ce qui fait l’actualité… », j’ai failli sortir mon stylo et remplir le bulletin.

Puis, je me suis rappelé que je suis l’ami de Cuba et du Venezuela, le premier étant un goulag tropical aux mains d’un « lider maximo vieillissant » et le second une semi-dictature dirigée par un populiste antisémite (enfin, c’est ce que je déduis, à vous lire gratos à la bibliothèque ou sur Internet ou dans les mails qu’on m’envoie). Un souvenir en entraînant un autre, je me suis rappelé que j’avais voté « non » au référendum et que, avec mes amis Cubains, Vénézuéliens, Boliviens, Panaméens, Equatoriens, Uruguayens, Brésiliens, Argentins et même Chiliens, je partage un léger désaccord avec ceux qui proclament : « Nous sommes tous Américains ! ».

Du coup, je vais rester dans la confrérie de ceux qui « prennent la parole à travers le développement de l’Internet » et je me vois, hélas ! contraint de vous renvoyer le (faux) chèque de 51 euros à mon ordre.

Croyez bien que, dès qu’un faisceau suffisant d’informations concordantes glanées sur Internet (et nulle part ailleurs) m’aura convaincu que vous êtes redevenu le « journal de référence » de naguère, je retournerai vers vous comme un fugueur repenti. En pénitence, j’achèterai Le Monde en kiosque (au prix fort), à jamais privé des trois ou quatre cadeaux auxquels je renonce aujourd’hui.

Je suis sûr que vous aimerez avoir ici la confirmation que votre lectorat potentiel est exigeant et désintéressé. Je tenais à vous le dire pour atténuer le coup de ma rebuffade qui n’est qu’un encouragement naïf à vous améliorer plus encore, même si la chose devient de plus en plus difficile à mesure qu’on approche de la perfection journalistique.

Je vous autorise à publier cette lettre dans votre courrier des lecteurs. Si, dans un mouvement d’humeur vous l’avez déjà déchirée et poubellisée, rassurez-vous, j’ai fait des copies. En les diffusant, je me donne l’exaltante impression de participer à l’information du public, de vous donner un coup de main, quoi.

Bien à vous et aux mânes de M. Hubert Beuve-Mery.

 

 

 

Maxime Vivas (futur lecteur, mais pas tout de suite).

PS. Attention de ne pas trop copier les discours de Hugo Chavez dans Libération avant de nous les rapporter. Lisez plutôt Pierre Bourdieu qui s’alarmait de « la circulation circulaire de l’information ».  (« Sur la télévision », p.22, Liber Editions).

Par Cercle Bolivarien de Paris
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Vendredi 20 janvier 2006
 

Procès contre Chavez : Libé persiste et signe à un plus haut niveau

 Retour sur un discours d'Hugo Chavez  

 

 

Pierre Haski directeur adjoint de la rédaction à Libération. 20/1/2006.

  

 

 

On lira ci-dessous les principaux extraits (non déformés) de l’article de P. Haski. Le lecteur francophone peut aller les vérifier dans le quotidien (je serais un « drôle de «faussaire» si je fournissais « les moyens d'être débusqué »). Sous le texte de Haski, mes remarques sont précédées d’un « R » ( = remarque ou réponse).

 

P. Haski : « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s'est fait l'écho, le 9 janvier, d'une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite... »

 R. « Etrange zèle qui s'irrite contre ceux qui accusent des fautes publiques et non contre ceux qui les commettent. » (Pascal, Les provinciales). Les accusations « les plus violentes » sont celles formulées par Libération contre Chavez. Par ailleurs, il est faut de persister à dire que Libération « s’est fait l’écho (…) d’une déclaration » d’Hugo Chavez. La vérité est que Libération a tronqué délibérément une déclaration pour pouvoir lancer une nouvelle (car ce n’est pas la première) attaque contre le chef du gouvernement du Venezuela.

  

 « De quoi s'agit-il ? Aurions-nous fabriqué un faux document qui n'existerait pas en réalité ? »

 R. La réponse est oui dans la mesure où la troncature d’un texte peut lui faire dire ce qu’il ne dit pas. Et c’est le cas.

  

« Le discours de Hugo Chavez auquel se référait l'article de Libération existe bel et bien… »

 R. Faux. Le discours attribué à Chavez n’existe pas dans l’acception imposée par Libé à ses lecteurs par troncature. Et il ne s’agissait pas d’un « discours (officiel, écrit) mais d’une libre discussion avec des catholiques.

  

« …et peut être consulté sur le site Internet du ministère vénézuélien de la Communication et de l’Information, comme le précisait, dès son premier article, notre journaliste Jean-Hébert Armengaud… »

 R S’imaginait-il que tous les lecteurs de Libération parlent l’espagnol où ont assez de temps pour aller dénicher, en bas de la page 15 d’un document de 26 pages, le passage cité et celui qui a été censuré par Libé ? Non, tout esprit de bonne foi comprend que nous avons-là une astuce entachée de la sous-estimation de son lectorat. Mais il suffit qu’un lecteur vérifie pour que la tromperie apparaisse.

 

 « …Drôle de «faussaire» qui fournirait les moyens d'être débusqué ! … »

 R. Tant il croyait que nul n’irait voir. Et pourquoi le faire ? Lit-on un journal pour en allant vérifier ailleurs s’il dit vrai ? Autant aller « ailleurs » directement.

  

« Aurions-nous inventé des mots que Chavez n'aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n'a été mis dans sa bouche qu'il n'aurait pas prononcé, en particulier la référence aux «descendants de ceux qui ont crucifié le Christ». »

 R. Etes-vous sourd, Pierre Haski ? On ne vous parle pas depuis dix jours de propos ajoutés. Où avez-vous lu ça ? Mais d’une phrase entière censurée pour pervertir le propos.

  

« Les passages de la longue phrase intégrale qui en ont été retirés l'ont été signalés par la formule classique des trois points de suspension entre parenthèses : là encore une drôle de précaution pour un prétendu «faussaire».

 R. Bon, je vous fais la même chose ici avec la phrase ci-dessus : « Pierre Haski, directeur adjoint de la rédaction à Libération, écrit au sujet de l’article de Jean-Hébert Armangaud : « Là encore (…) précaution (…) de faussaire. »

  

« Convenons néanmoins qu'il aurait été préférable de publier la citation dans son intégralité. »

 R. Sauf si elle rendait impossible une attaque.

  

« … Plus grand monde ne conteste que le chef de l’Etat vénézuélien a prononcé les paroles incriminées. »

 R. Au contraire, depuis 10 jours, à travers la planète, des USA au Venezuela et dans bien d’autres pays, des voix multiples s’insurgent devant la manipulation. Pierre Haski vit-il sur la planète Terre ?

  

« …Reste donc un problème d'interprétation… »

 R. Non, de coupure d’une phrase dans un texte pour justifier une accusation.

  

«… le Centre Simon Wiesenthal de Buenos Aires, qui porte le nom du célèbre «chasseur de nazis», a, le premier, tiré la sonnette d'alarme face à un propos reprenant, faisait-il observer, «deux arguments centraux de l'antisémitisme»…. »

 R. Interprétation aussitôt réfutée avec vigueur par nombre d’organisations juives, aux USA même et surtout au Venezuela.

  

« …La cohabitation dans la même phrase de la référence aux «descendants de ceux qui ont crucifié le Christ» et à ceux qui se sont emparés des «richesses du monde» a tout de la vulgate antisémite classique.. »

 R. Pierre Haski renouvelle ici la manipulation de son journaliste en faisant une nouvelle fois disparaître Bolivar de la phrase. En effet, il faut donc le redire, si Chavez dit que le Christ et Bolivar ont été victimes des mêmes minorités, il désigne bien là l’impérialisme et rien d’autre D’où les tartufferies répétitives de Libération : « Cachez ce sein que je ne saurais voir. »

  

 

« …Le président vénézuélien ne cite jamais explicitement les juifs… » » ».

 R. C’est en effet Libération qui le fait en ravivant les thèses antisémites.

  

« …mais ceux qui, en France, exonèrent Hugo Chavez en faisant valoir que le Christ a été crucifié par les Romains (dans ce cas, visait-il les Italiens d'aujourd'hui ?...)… »

 R. Et pourquoi pas Berlusconi ? Quel ergotage ! Il visait les empires. Difficile, à comprendre ?

  

« …feignent d’ignorer la connotation historique extrêmement lourde de la formule… ».

 R. Tandis que Libération s’obstine à ne rien comprendre à la connotation historique de la « Théorie de la libération » en Amérique latine et de la quasi association de l’image du Christ aux révolutionnaires et celle de ses oppresseurs aux impérialistes.

  

« … l’ancien conseiller négationniste de Chavez, Norberto Ceresole… »

 R. Dont Chavez s’est débarrassé, contrairement à De Gaulle avec Papon, à Mitterrand avec Bousquet et de Libé avec Armangaud qui a truqué un texte et trompé ses lecteurs.

  

« …les inquiétudes d'une partie de la communauté juive locale, très divisée… »

 R. Elle a au contraire désavoué et Libé et le Centre Simon Wiesenthal.

  

 « …et l'invitation lancée par Caracas au président iranien malgré son appel à «rayer Israël de la carte».. »

 R. Mais Chavez ne l’a pas été invité pour ça et il ne tient pas ses propos. Pas d’amalgame ! On n’oubliera pas de demander à Libé en temps opportun quels sont les chefs d’Etat qu’il ne faut pas recevoir (les Chinois, par exemple ?) et les pays où il ne faut pas aller (que faisait donc Bush en Chine ?).

  

« …De fait, même si l'interprétation «anti-impérialiste» de cette phrase était la bonne,… »

 R. Il n’est pas question de ça, encore une fois. L’interprétation de la phrase tronquée n’est pas forcément idiote. Mais ce n’est pas ce qu’a dit Chavez.

  

« Un dérapage de langage ne suffit sans doute pas à faire un «credo antisémite… »

 R. Dérapage construit par Libération, redisons-le jusqu’à ce qu’il comprenne qu’on a compris ce qu’il ne veut décidément pas qu’on comprenne.

  

« … comme l'affirmait brutalement le titre du premier article de Libération, un titre plus affirmatif et plus catégorique que l'article … »

 R. Ah, c’est le titre qui n’était pas bon ! Rien d’autre, vraiment ?

  

« …La violence de la réaction des partisans du président Chavez en France a de quoi inquiéter… »

 R. Voir plus haut la phrase de Pascal… Ils trichent, on le dit, ils sont victimes…

  

« …Surtout lorsqu'elle est le fait de responsables politiques comme le sénateur Mélenchon que rien ne semble déranger, ni les menaces sur les libertés au Venezuela, largement recensées par les défenseurs des droits de l'homme… »

 R. « Largement recensées ». Exemples ? « Les défenseurs des droits de l’homme ». Lesquels ? Quelles libertés ont été touchées ? Nous passons là du mensonge par amputation au mensonge par insinuation

  

 « … ni par ailleurs, les approximations et contre-vérités sur Libération et ses collaborateurs… »

 R. L’arroseur arrosé, le voleur qui crie au voleur. Où sont les contrevérités sur Armengaud ? Il suffit de lire ses articles passés pour vérifier son aversion pour Chavez. Quant à Libé, il le couvre obstinément, pariant que l’attachement des lecteurs au journal (de Sartre !) occultera leur sens critique et leur intelligence.

  

« …Avec bien plus de mesure, le Venezuela a également allumé les contre-feux, à Paris ou à Washington, notamment pour rassurer les communautés juives… »

 R. Avec mesure ? Vous n’avez pas lu le peu diplomatique communiqué de l’Ambassadeur du Venezuela en France qui répond à Libération ? Vous le publierez, P. Haski ? Chiche, il n’est pas très long (féroce, seulement).

  

«…Je ne sais pas si le président Chavez se référait aux juifs quand il parlait de ceux qui ont crucifié le Christ … »

 R. ET chassé Bolivar. … Fatigue…

  « …et on ne saura jamais comment interpréter ses propos, a déclaré Dina Siegel Vann, directrice de l'Institut d'Amérique latine à l'American Jewish Committee, jointe par téléphone par notre journaliste Annette Lévy-Willard. Mais il a pris la peine de s'exprimer publiquement et d'affirmer qu'il ne visait pas les juifs. Alors on lui fait crédit. Il ne faut pas brandir l'antisémitisme à tort et à travers...»

 R. Mais tout ce que qu’a écrit Armengaud, tout ce qui précède sous la plume de Pierre Haski, directeur adjoint de la rédaction à Libération, clament obstinément le contraire.

  

«… Le moins que l'on puisse dire est que la déclaration de Chavez méritait clarification, ce que le président vénézuélien lui-même a fait en démentant tout antisémitisme, une mise au point salutaire dont Libération s'est fait l'écho, ne faisant, là encore, que son travail d'information. »

 R. Dont Libé s’est fait l’écho, contraint et forcé : il y avait le feu sur le Net. C’est d’ailleurs sur le Net que Libé est allé piller pour la tronquer afin d’y répondre mieux, faisant croire qu’il s’agissait d’un courrier de lecteur, une lettre de Romain Migus, Français de Caracas. Effaré, il a demandé qu’une mise au point paraisse dans Libé. Quelqu’un la lue ?

 

Ah ! quand on lit : « Libération ne faisant là que son travail d’information. », on croit rêver !

  

 

Maxime Vivas

 

 

PS. La presse va mal, en France. Tiens, pourquoi ?

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