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Dimanche 10 avril 2005 7 10 /04 /2005 00:00

Maurice Lemoine est journaliste et rédacteur en chef adjoint au Monde Diplomatique, spécialiste de l’Amérique latine. Il vient de publier un docu-roman "Chávez Presidente !" qui est une présentation vivante et populaire des transformations et des blocages sociaux en cours dans la « révolution bolivarienne ». Interviews.

Maurice Lemoine : « J’ai voulu raconter la vraie vie et faire coïncider la vie avec la théorie politique »
par Edouard Diago | Flavia Verri. 22 juillet 2005

A propos de "Chavez Presidente"
par Thierry Deronne. 9 juin 2005

« Chavez Presidente ! », un docu-roman sur le coup d’Etat au Venezuela
par Frédéric Lévêque. 22 mai 2005

Source: RISAL: http://risal.collectifs.net/mot.php3?id_mot=292

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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 10:56
                                              
La Face cachée de Reporters sans frontières
undefined De la CIA aux faucons du Pentagone 
 
Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes.
Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).
Et il n’y a pas qu’eux : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF.
Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?
Ecrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, Maxime Vivas (prix Roger Vailland 1997) a publié sept livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique
littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.
Il a notamment écrit deux recueils (collectifs) de nouvelles publiés suite à la catastrophe d’AZF :
Toulouse, sang pour sang (Le Corbeau, 2001) et AZF, Toulouse sang dessus dessous (Loubatières, 2001). Il a également participé à l’ouvrage avec Danielle Bleitrach et Victor Dedaj à l’ouvrage Les États-Unis de mal empire (Aden, 2005)
http://www.atheles.org/aden/lafacecacheedereporterssansfrontieres
                                  
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /2008 11:38
  Double Morale.  Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme
de Salim Lamrani    Editions Estrella 
lamranisalim@yahoo.fr
En décembre 1996, l’Union européenne s’alignait sur la position d’ingérence étasunienne et exigeait de Cuba « des progrès tangibles sur la voie d’une transition pacifique vers le pluralisme démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est ainsi qu’est née la position commune européenne vis-à-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique étrangère de l’Union européenne à l’égard de Cuba (1).(...)
Dans cet ouvrage, la situation des droits de l’homme au sein de l’Union européenne est disséquée et comparée à celle de Cuba. Le continent américain, du Canada jusqu’en Argentine, est également passé à la loupe. Cette étude est intéressante à plusieurs égards. Tout d’abord, elle démontre que la représentation idéologique que l’on se fait de certains pays est souvent différente de la réalité. Ensuite, elle met en question l’autorité morale de l’Union européenne, qui se pose en juge suprême en matière des droits de l’homme. Enfin, elle remet en cause la légitimité des sanctions contre Cuba officiellement dues à la « situation des droits de l’homme » dans ce pays. Le constat est simple : la crédibilité de l’Europe sur cette épineuse question est relativement faible, pour ne pas dire inexistante.
Introduction au livre de Gianni Mina
  Le but de cet ouvrage est de montrer au public que la question des droits de l’homme est utilisée de manière arbitraire par les puissants de ce monde, pour des raisons politiques et idéologiques. Les principales victimes de ces campagnes politiques, diplomatiques et médiatiques sont les nations qui ont choisi un modèle de développement différent du néolibéralisme – farouchement défendu par les puissances occidentales, en particulier les Etats-Unis et l’Union européenne –, et qui subissent ainsi un lynchage médiatique et des sanctions imméritées. L’opinion publique, qui endure depuis des décennies cette constante désinformation, est également une victime inconsciente.


ET   PLUS QUE JAMAIS D'ACTUALITE  

Maxime Vivas   Editions  ADEN
La Face cachée de Reporters sans frontières
undefined De la CIA aux faucons du Pentagone 
 
Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes.
Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).
Et il n’y a pas qu’eux : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF.
Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 14:05

Aux socialistes de l’an II

DERONNE Thierry 

« La Révolution leur criait : - Volontaires,
Mourez pour délivrer tous les peuples vos frères !
Contents, ils disaient oui.
(...) La tristesse et la peur leur étaient inconnues.
Ils eussent, sans nul doute, escaladé les nues
Si ces audacieux,
En retournant les yeux dans leur course olympique,
Avaient vu derrière eux la grande République
Montrant du doigt les cieux ! ... »
(Victor Hugo, Ô soldats de l’an deux !, les châtiments).

Que faire quand on est dans les ténèbres totales ? Quand le PS ressemble au théâtre versaillais qu’un portier nous montre furtivement par-delà ses cires tremblantes ? Dans son dernier livre (1), Gaël Brustier fait pivoter notre regard. Car le parti a une histoire : la nôtre.
L’auteur raconte la lutte d’idées et le travail d’une société concrète. Loin derrière : le congrès de Tours qui opposa communistes et sociaux-démocrates. Plus près de nous : l’opposition entre socialistes sur la guerre d’Espagne (agir dans le rapport de forces ou parler de respect du droit). Loin devant : la majorité de travailleurs qu’on croise à l’aube dans les transports en commun et dont on évite le regard éteint. Pour Brustier l’étincelle a jailli de la rencontre avec un Vénézuéla pionnier d’un continent orienté majoritairement à gauche. Pour l’analyse, l’auteur puise beaucoup dans ce que le parti a nourri de plus lucide et visionnaire : le courant du CERES et la pensée de Régis Debray (2).
Qui se souvient d’une ORTF où Jean-Pierre Chevènement dramatisait dans une scénographie noir et blanc digne d’un Hitchcock pour la NBC, les jours de la Commune ? Si l’establishment médiatique relégua le CERES aux oubliettes du "ringard, archaïque", c’est évidemment que Chevènement et les siens avaient, dès les années 70, vu loin. Tant sur la destruction de l’héritage colbertiste par une mondialisation sur orbite étasunienne que sur la possibilité du déclin de l’empire. Brustier cite l’Allende prophète à l’ONU en décembre 1972 : "Nous sommes face à un véritable conflit entre les multinationales et les États". Motchane, Sarre, Chevènement sarc-boutaient sur le Portugal des oeillets et le Chili d’Allende parce qu’ils ressourçaient l’idée de république à celle de révolution, ramenant au coeur de la politique socialiste la question des rapports de force, du contrôle des moyens de production et de la lutte des classes. La parenthèse libérale est passée par là depuis. La social-démocratie a fini par plier le genou face au noyau social-libéral. Gaël Brustier ne désespère pas, qui nous tend un fil d’Ariane sociologique et stratégique :

1. Du monde vers la France.

Comprendre que la violence de la mondialisation, en prolétarisant/paupérisant la majorité sociale, a fait de la "périphérie" le véritable "centre". Ce peuple révélé par la sociologie du non à l’Europe libérale, doit redevenir le sujet social d’un parti qui en s’enfermant dans une alliance sociologique minoritaire à l’échelle du pays, se condamne à mourir en "naine blanche urbaine". Aux socialistes aussi de se réapproprier Marx, de dialoguer avec l’ensemble de la gauche et le gaullisme, de renouer avec l’objectif fondamental : la socialisation des moyens de production aujourd’hui sous contrôle d’une minorité. Ce qui implique de repenser le concept de travail hors de la logique marchande, comme source de rapports sociaux nouveaux, et de se réapproprier l’État comme instrument d’une politique et non celui d’une domination de classe.

2. De la France vers le monde.

On se souvient d’un Jean Ziegler racontant son amère déception quand il tenta de se faire rencontrer tel leader du tiers monde et Laurent Fabius lors d’une réunion de l’Internationale socialiste (3). La même sensation de "rendez-vous manqué" nous vient à lire les communiqués de la "cellule internationale" du PS. La "France-socialiste-dans-le-monde", qu’on s’était pris à rêver devant le monument de la Révolution à Mexico, a-t-elle vécu ? Seuls Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Mélenchon ont la force d’affronter la langue de bois médiatique sur le "totalitarisme" comme notion écran qui nous tient éloignés des révolutions du Sud – l’auteur rappelle le récent voyage du second en Bolivie et au Venezuela. Créer une "doctrine socialiste des relations internationales" signifie penser les rapports de force internationaux dans le sillage des "Empires contre l’Europe" et de "La puissance et les rêves". Accepter que la périphérie mondiale, qui regroupe la grande partie de l’humanité, nous en apprendrait beaucoup si nous pouvions écouter en respectant, sans donner de leçons, ni projeter sur autrui ce qu’on ne peut chez soi.

Coupé des peuples du dedans et du dehors, le corps socialiste a-t-il épuisé ses "capacités de renouveau" ? Gaël Brustier répond : nous gardons toutes les cartes en main, il n’en tient qu’à nous.

Son livre peut être lu tout autant comme la déclaration d’amour d’un militant à son parti que comme préface prémonitoire au manifeste du Parti de Gauche.

Thierry Deronne (**)


1) Gaël Brustier, *Les socialistes, les altermondialistes et les autres », éditions Bruno Leprince, septembre 2008, 180 pages, 18 euros. En vente dans les FNAC, et en librairie. www.socalter.org
(2) On lira notamment, de Régis Debray : "La puissance et les rêves", Gallimard, 1984 et "Les Empires contre l’Europe", Gallimard, 1985
(3) Jean Ziegler, "Les rebelles contre l’ordre du monde", Le Seuil, 1985.


* Gaël Brustier, 30 ans, est doctorant en Sciences politiques. Ancien membre de la direction nationale d’un parti politique de gauche, fondateur d’EUROSUR, une entreprise coopérative spécialisée dans le développement des partenariats entre Europe et Amérique latine, il est aujourd’hui également membre d’ATTAC, du Parti socialiste français et animateur du Centre d’études sur la République, l’internationalisme, le socialisme et l’Europe.
** Thierry Deronne, préfacier du livre de Maxime Vivas « La face cachée de reporters sans frontières » (éd. Aden) est diplômé en communications sociales (IHECS, Bruxelles, Belgique 1985). Il organise des ateliers vidéos au Nicaragua Sandiniste (1985-88). Au Venezuela où il vit, il fonde l’École Populaire Latino-américaine de Cinéma (1995) et la télévision communautaire. Co-fondateur de la télévision communautaire Camunare Rojo TV, il est vice-président de formation intégrale de la télévision publique et participative VIVE TV à Caracas.

 
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7679 

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