BRUXELLES, BELGIQUE - mars 6, 2007 L’opposant vénézuélien et directeur du journal antichaviste Tel Quel, Teodoro Petkoff, a été mis hors de combat à Bruxelles au cours de la conférence du Parlement européen sur le thème "Situation et perspective de la Gauche en Amérique du Sud", ayant échoué dans sa tentative d'influencer ce Parlement et les chefs politiques latino-américains quant au soi-disant "danger"que représenterait la "mauvaise gauche" du Président Chávez pour la démocratie dans la région. trad. Claude Maryse
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l’essence de Caracas pour les bus londoniens
Ken Livingstone - Hugo Chavez MAURIZIO MATTEUZZI
Pétrole vénézuélien à bon marché pour approvisionner le réseau urbain des bus londoniens, et permettre au maire Ken Livingstone d’abaisser le prix des billets pour 250 mille londoniens vivant en conditions économiques précaires. L’accord a été signé hier dans la capitale anglaise par le maire, représentant historique de la gauche Travailliste en rupture avec la « nouveau travaillisme de Tony Blair (au point qu’aux dernières élections il s’est présenté et a été élu comme « indépendant »), et par le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolas Maduro, accompagné par Alejandro Gonzalez, un des vice-présidents de Padvsa, la compagnie pétrolière d’état qui sera celle qui paye en fin de comptes. Hugo Chavez continue imperturbablement sur la voie de sa « pétro démocratie » et de son « populisme », indifférent – railleur même- aux critiques qui pleuvent sur lui de la part de la droite, la vieille et la neuve, à l’intérieur et à l’extérieur du Venezuela, et de la « gauche » européenne la plus moderne. Critiques non seulement de ce ménestrel du néo libéralisme pur et dur auquel s’est converti le fameux romancier péruvien Mario Vargas Llosa. Qui, dans les colonnes accueillantes de El Pais (libéral-socialiste et pro-Zapatero en politique intérieure mais grossièrement conservateur quand il s’agit de l’Amérique Latine), tente de promouvoir le livre « El regreso del idiota » (le retour de l’idiot NDT ) avec lequel Plinio Apuleyo Mendoza (ex-gauchiste colombien passé à l’extrême-droite), Carlos Montaner (anti-castriste cubain à la solde de la Cia) et Alvarito Vargas Llosa (le fils) donnent suite, dix ans après, à leur « Manual del perfecto idiota latino-americano », et définissent Chavez comme l’ « idiot étoile ». Chef de file, avec ses « clowneries », son « délire messianique », son « anachronisme » et sa « stratégie totalitaire rusée », de la « gauche carnivore » (Fidel, Chavez, Morales et maintenant l’équatorien Correa) « renaît de ses cendres » en Amérique latine, par opposition à la « gauche végétarienne » et bonne (les chiliens Bachelet et Lagos, le brésilien Lula, l’uruguayen Vasquez, jusqu’au péruvien Garcia et, qui l’eut cru ! le nicaraguayen Ortega).
Grâce à l’accord signé hier, qui s’appliquera « tout de suite », la Municipalité de Londres paiera le pétrole vénézuélien 20% de moins et réduira ainsi de moitié le coût des transports pour les londoniens les plus pauvres. En contrepartie, le gouvernement vénézuélien bénéficiera de « la consultation » de la Municipalité de Londres en matière de recyclage des déchets ménagers, de trafic urbain, de réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres problèmes environnementaux. « Cet accord contribue au travail que Chavez est en train d’accomplir dans le monde entier pour alléger les problèmes de la pauvreté, qui touchent tous les pays », a dit Livingstone. Déjà quand il fut annoncé, en mai 2006 à l’occasion d’une visite non officielle de Chavez à Londres, l’accord déchaîna de violentes polémiques. Si bien que Livingstone dut annuler un voyage à Caracas, fixé pour la veille des élections de décembre qui ont confirmé Chavez.
Polémiques et critiques qui se répètent maintenant que l’accord est entré en vigueur : pourquoi offrir des ressources importantes, qui devraient être destinées à la population pauvre du Venezuela, à une des villes les plus riches du monde ? « Populisme » ? Peut-être.
« Anachronisme », comme dit Vargas Llosa ? Certainement. Mais cette extraordinaire sensibilité pour les pauvres exhibée à chaque initiative « anachronique » prise par Chavez dans et hors du Venezuela, pue l’hypocrisie à plein nez. Pourquoi la pétro démocratie scandalise-t-elle tant quand elle est de sceau chaviste et ne scandalise pas du tout quand –ce qui a toujours eu lieu- ce sont les Etats-Unis qui la pratiquent, en faisant chaque année la liste des bons et des méchants avec distribution correspondantes de prix et punitions ?
L’utilisation de l’arme du pétrole n’est pas nouvelle. Mais ce qui est inacceptable pour beaucoup c’est que, pour la première fois, c’est quelqu’un comme Chavez qui l’utilise. Non seulement en cédant le pétrole à des conditions planchers à la mairie de « Ken le rouge » : Cuba, les petits pays des Caraïbes, les municipalités administrées par le Fmln au Salvador et par le Fsln au Nicaragua, l’Equateur, l’Uruguay, et même –provocation intolérable- aux pauvres de New Orleans et du Bronx new-yorkais.
On entend la même litanie ces jours ci à Caracas, après l’annonce de la re-nationalisation de la compagnie des téléphones CANTV et de la compagnie électrique EDS, vendues dans les années 90 par les présidents social démocrate Carlos Andres et social chrétien Rafael Caldera. S’il les avait re-nationalisées sans indemnisation, ç’aurait été la fin du monde. Comme il les a rachetées, en payant rubis sur ongle les compagnies étasuniennes -572 millions de dollars la VERIZON et quelques autres centaines de millions la AES- plus que ce que valaient en Bourse leurs actions- voilà que surgissent les vieilles barbes comme l’économiste Gerver Torres, ex ministre de Pérez, pour dire que cela a été la « pire décision politique » prise par Chavez, et prévenir que les nationalisations des ressources stratégiques annoncées dans le cadre du « socialisme du 21ème siècle » -pétrole, télécommunications et électricité- coûteront rien moins que 24 milliards de dollars. « Qui pouvaient servir à payer la dette extérieure équivalente» ou « être destinées aux pauvres du Venezuela »…
Edition de mercredi 21 février 2007 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/21-Febbraio-2007/art51.html
traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio.
Source : Counterpunch http://www.counterpunch.org/maher01122007.htmlPar George Ciccariello-Maher Les 12-14 janvier 2007 Aucune nouvelle en provenance du Venezuela n’a autant troublé à l’étranger, particulièrement aux Etats-Unis, que la récente décision du gouvernement Chávez de ne pas renouveler la concession de Radio Caracas Télévision (RCTV). Beaucoup sont allergiques, peut-être avec raison, à ce tout ce qui peut ressembler à une attaque contre la liberté d’expression. Cette réaction hypersensible néglige cependant un détail important de cette affaire : le non renouvellement de la concession de RCTV n’a tout simplement rien à voir avec la liberté d’expression. Le discours de l’opposition et de la presse étrangère selon lequel la liberté de la presse serait foulée aux pieds est basé sur une série de fausses affirmations : 1. Le gouvernement vénézuélien se comporte de façon anormale. L’opposition présente cette affaire comme s’il s’agissait d’un pas de plus vers l’autoritarisme et le fascisme. Beaucoup disent que le Venezuela s’est déplacé en dehors des normes démocratiques qui caractérisent l’ère de l’après-guerre froide, ainsi le non renouvellement de la concession de RCTV est une nouvelle illustration de ce penchant. Rien n’est cependant plus éloigné de la vérité. La Constitution Bolivarienne de 1999, comme toutes les constitutions, signale des obligations envers les medias privés et fait notamment référence pour ces derniers à la notion de " responsabilité ". Les propriétaires des grands medias ont exprimé leur inquiétude sur ce point, et non sans raison, puisqu’ils se sont comportés de façon irresponsable pendant assez longtemps. Si cette disposition constitutionnelle avait des conséquences dans la législation et si elle était appliquée, les medias privés pourraient affirmer que leur existence est un peu plus difficile que pour d’autres medias dans le monde. Mais en fait la législation et les réglementations n’ont rien d’extraordinaire. La loi de responsabilité pour les medias, loi RESORTE, a comme objectif " la responsabilité sociale des fournisseurs de service de radio et de télévision " ; de plus elle protège les droits des enfants et elle accroît la quantité d’émissions produites dans le pays. Cependant, l’idée selon laquelle les medias qui reçoivent une concession ont des responsabilités n’est pas particulière au Venezuela. Malgré la déréglementation du début du gouvernement Reagan, la loi FCC aux Etats-Unis est de même nature. Comme nous savons, la loi FCC édicte des restrictions de contenu pour la programmation (plus strictes, doit-on dire, que dans bien des pays européens) et elle peut très bien réduire au silence qui enfreint ces restrictions. Depuis le " dépassement vestimentaire " de Janet Jackson, l’application de ces restrictions a été plus rigoureuse (ainsi le cas des diligences de la FCC pour fermer l’émission du vil animateur radio Howard Stern, pour ne pas parler des fermetures de medias plus petits). Et nous ne parlons là que de soi-disant cas d’" obscénité ", en rien comparables aux accusations portées contre la chaîne RCTV qui, comme c’est bien connu, a participé activement à une conspiration qui a provoqué plusieurs morts et a utilisé ces morts pour provoquer un coup d’Etat en avril 2002. A la suite de cela RCTV a participé activement au sabotage pétrolier qui a frappé l’économie vénézuélienne en décembre de la même année. Bien que cela ne soit pas une excuse, on pourrait parler des visites du FBI à la suite de " menaces " contre George W. Bush, bien qu’il s’agît d’incidents individuels et isolés, à la différence des rébellions organisées et des assassinats prémédités dont se sont rendus responsables les medias vénézuéliens. 2. Les " droits humains " sont violets Lors de la présentation du nouveau gouvernement de Chávez, Jorge Rodríguez –pour sa première intervention en tant que vice-président– a abordé le thème RCTV. Il a commencé par la définition du mot " concession " dans le dictionnaire : " l’outil juridique par lequel l’administration cède à une personne soit l’utilisation privée d’un espace qui relève du domaine public soit la gestion d’un service public, pour une période déterminée et sous certaines conditions ". Rodríguez a ajouté que " ce n’est pas Hugo Chávez qui dit cela, c’est le dictionnaire ". Les medias d’opposition ont quant à eux aussitôt essayé de présenter le thème du non renouvellement de la concession de RCTV comme la violation d’un droit humain. Ce " droit " apparemment signifie le droit d’un grand conglomérat médiatique privé de disposer sans restriction d’un bien public, d’utiliser ce bien public et d’abuser de ce bien public pour en tirer un profit sans assumer la moindre responsabilité. Lorsque le PDG de RCTV Marcel Granier tente d’attirer les sympathies des cœurs libéraux, il adjoint dans ses affirmations que les droits humains des travailleurs sont violets. Oui, vous avez bien lu, RCTV (une branche du groupe d’affaire 1BC) est préoccupé par les droits des travailleurs. Le gouvernement a rapidement répondu que la concession n’est pas refusée aux travailleurs et il a encouragé les travailleurs de RCTV à s’organiser collectivement et à revendiquer la gestion de la concession pour eux-mêmes. 3. Le gouvernement " ferme " un media. Beaucoup ont cependant affirmé que le gouvernement " ferme " un media de façon unilatérale, et que cela représente une attaque contre la liberté d’expression. L’argument est le suivant : moins il y a de medias moins il y a de liberté de presse. Il est doit être clair que ces arguments –assez confus et peu solides– ne sont pas applicables en l’occurrence. On ne ferme pas la deuxième chaîne –RCTV– ; la diffusion continuera. La concession gérée par une entreprise privée n’est pas renouvelée, et elle sera donnée soit à une autre entreprise privée soit à entreprise mixte public privé soit à un collectif de travailleurs soit, finalement, à une combinaison de ces options. Lors de son discours Rodríguez a clarifié ce point : " Est-ce que le gouvernement bolivarien ferme une chaîne de télévision ? Est-ce qu’il viole la liberté d’expression ? Non, il ne révoque même pas une concession. La seule télévision qui a été fermée durant les huit années de gouvernement c’est la chaîne Venezolana de Televisión lors de la nuit tragique du 11 Avril 2002 ". Malgré toute leur rhétorique, les magnats de la presse qui gèrent RCTV –tout comme les autres chaînes d’opposition comme Venevisión ou Globovisión– ne se sont guère inquiétés de la liberté d’expression lorsqu’ils ont soutenu ce bref coup d’Etat [d’avril 2002] qui a immédiatement fermé le seul media qui représente la majorité des pauvres de la population, ainsi que d’autres medias comme Catia TV. En fait le simple fait que RCTV puisse continuer de diffuser par câble et par satellite montre que ce qui est en jeu c’est l’usage privé d’un bien public et non la fermeture d’un media. 4. C’est un acte " anti-démocratique " L’affirmation selon laquelle le non renouvellement de la concession de RCTV viole les normes démocratiques est liée aux affirmations ci-dessus, invoquant ainsi le " droit " inaliénable pour les entreprises privées à disposer d’un bien public. Sur Vive TV l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García a précisé qu’il s’agit y compris en l’occurrence d’une affaire d’exigence démocratique, mais dans le sens opposé à la conception des medias de l’opposition. Le non renouvellement de la concession de RCTV est un pas en avant vers la démocratisation des ondes. Quel socialisme pourrions-nous construire, demande Britto, et particulièrement quelle sorte de socialisme démocratique, si l’accès aux ondes reste dans les mains d’une petite oligarchie de magnats disposant de ramifications internationales ? Qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de donner la deuxième chaîne aux 63% de Vénézuéliens qui ont voté pour Chávez ? Qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de permettre aux travailleurs de RCTV d’organiser leur propre télévision ? Et qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de permettre l’accès aux ondes de ceux qui étaient traditionnellement exclus par l’oligarchie médiatique? Et s’il faut parler de " démocratie ", le PDG de RCTV Marcel Granier n’est pas le mieux placé. Après tout, lui et d’autres propriétaires de medias ont participé en avril 2002 à un coup d’Etat anti-démocratique et oligarchique contre le dirigeant démocratique élu à plusieurs reprises. (Pour bien saisir le rôle des medias lors du coup d’Etat, regardez le film " La Révolution ne sera pas télévisée "). 5. Il s’agit d’une question de " liberté d’expression " Lors d’une récente déclaration le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) José Miguel Insulza a critiqué le gouvernement vénézuélien qui affaiblit " le pluralisme médiatique ". Tout en admettant qu’il s’agit d’une question qui relève de la législation vénézuélienne, Insulza a tout de même jugé opportun de considérer que le geste " semble être une forme de censure en opposition à la liberté d’expression ". Hugo Chávez a répondu dans le style bien personnel qui est le sien : " Insulza est un idiot, du ‘‘i’’ au ‘‘t’’ " [le mot espagnol : ‘‘pendejo’’]. Le gouvernement vénézuélien a interprété les propos du secrétaire général de l’OEA comme une intromission dans une thématique qui relève de la souveraineté vénézuélienne et a demandé sa démission. (Rappelons que le Venezuela fait partie des pays qui se sont battus pour qu’Insulza soit maintenu à son poste). S’il reste quelques doutes sur la question de savoir si le non renouvellement de la concession à RCTV représente une attaque contre la liberté d’expression, il suffit de poursuivre la logique de l’argumentation. Lors d’une séance de l’Assemblée Nationale portant sur les déclarations d’Insulza, un député MVR a signalé que le secrétaire général de l’OEA allait voir le Venezuela récupérer des " concessions " du même genre, spécifiquement celles qui sont habituellement données aux entreprises pétrolières qui ont pillé le Venezuela pendant des décennies. Il n’y a pas de différences qualitatives entre les deux types de concession : les deux ont été traditionnellement et anti-démocratiquement cédées à de grandes entreprises à qui on donnait carte blanche pour réaliser des profits sans limites grâce à un bien public. Non, il ne s’agit pas d’une question de " liberté d’expression " ; mais il s’agit plutôt, selon le mot du ministre des affaires étrangères Nicolás Maduro d’en finir " avec les écœurants privilèges de l’oligarchie de la communication alliée à la finance internationale ".George Ciccariello-Maher vit à Caracas.Son email est : gicm@berkeley.eduTraduction : Numancia Martínez Poggi
Les pieds de Greta Garbo par Thierry Deronne *
C´est sous ce titre que l´écrivain Julio Cortázar écrivait au Monde dans les années 80 pour lui reprocher son refus de voir les avancées de la révolution sandiniste au Nicaragua. Dès que la liberté y avait abandonné le champ philosophique et s´était transformée en réalité pour des milliers de paysans sans terre, de coupeurs de bananes, d´enfants promis à la tuberculose, la machine médiatique s´était mise à fabriquer le “totalitarisme sandiniste”. Jouant du piano a quatre mains avec ceux qui finançaient les attaques meurtrières de la “contra”, le Figaro Magazine puis le Monde (sous la plume d´un certain de la Grange) ne s´étaient rien refusé, inventant de soi-disant “charniers sandinistes”, démentis par la suite par Amnesty. La guerre médiatique ne cessa que le jour oú, vaincus électoralement, les sandinistes remirent le pouvoir a l´opposition. Les éditoriaux applaudirent alors les “grands démocrates” dont ils juraient la veille qu´ils s´éterniseraient au pouvoir en bons “marxistes totalitaires”. Les correspondants firent leur valise. Le Nicaragua disparut du champ médiatique tandis qu´on reprivatisait la santé, reprenait les terres aux paysans et que revenait au galop le cortège de mortalité infantile, de prostitution, d´analphabétisme. Le tiers de la population émigra du pays redevenu “libre”.
Comment ne pas se souvenir des protestations sans réponse de Cortázar au Monde, en voyant ce soir de janvier 2007, le peuple sacrifié revenir sur cette place de Managua oú Daniel Ortega assume la présidence ? A ses côtés, Hugo Chávez interroge la foule : “Imaginez un instant ce que serait ce pays aujourd´hui, sa santé, son éducation, si on n´avait pas détruit sa révolution ?”. Les 32 centrales électriques que le Venezuela envoie immédiatement au Nicaragua produiront 60 megawatts, mettant fin au cauchemar quotidien des coupures de courant. Des tracteurs suivent déjà, comme ceux envoyés en Bolivie. Le correspondant du Monde, un certain Nicolas Bourcier, est soulagé : “Un feu d´artifices conclut la cérémonie. Ortega s´en va. Pas une fois, il n´a prononcé le mot “révolution” (12.01.2007). Ortega a bien prononcé le mot, évoquant le boom de l´analphabétisme sous l´ère néo-libérale.
Depuis huit ans, Garbo est vénézuélienne mais le Monde refuse toujours de lever les yeux. La technique est immuable. Minimiser les réformes sociales, les politiques Sud-Sud et la démocratie participative pourtant sans précédent. Occulter les idées et l´engagement des millions de citoyen(ne)s qui en bénéficient. Marteler que Chávez surfe sur le pétrole, qu´il n´a donc aucun mérite. Et que si ce “national-populiste” n´est pas encore dictateur, c´est qu´il le deviendra.
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*Licencié en Communications Sociales, IHECS, Bruxelles. Cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo TV. Actuel vice-président de la télévision publique Vive, Venezuela.
Chávez : Avec l’aide de Dieu, le Nicaragua n'aura plus de problèmes de combustible
"Le Vénézuéla met à la disposition de nos peuples la richesse pétrolière vénézuélienne (...) et non à la disposition de l'empire. Nous signerons aujourd'hui l’engagement Petro Caribe (...) le Nicaragua peut oublier le problème du combustible ; avec l’aide de Dieu le Nicaragua n’aura plus de problèmes de combustible ", a exprimé le président Chávez, au cours de l'acte effectué dans le théâtre National Rubén Darío, de la ville de Managua, à l'occasion de la Signature d'Adhésion de la République du Nicaragua à l’ Alba, l’ Alternative bolivarienne des Amériques, qui intègre déjà Cuba, la Bolivie et le Vénézuéla.
Managua, 11 janvier 2007 (VTV) Le président de la République bolivarienne du Vénézuéla, Hugo Chávez Frias, a mis à disposition des nicaraguayens et du nouveau mandataire Daniel Ortega, le potentiel énergétique vénézuélien pour aider au développement de cette nation d'Amérique centrale.
Le Vénézuéla a déjà envoyé un bateau pétrolier, sous des conditions solidaires de financement dans le cadre de l’ALBA, afin de permettre au Nicaragua de se libérer des importations à prix forts via les entreprises internationales capitalistes. Chávez a en outre évoqué l'intérêt du Vénézuéla de soutenir la création dans ce pays d'une entreprise mixte, avec majorité nicaraguayenne, qui permette le raffinage du pétrole afin de répondre aux besoins internes et également la production d’excédents destinés à l'exportation, lesquels représenteraient une source de devises pour le Nicaragua avec laquelle elle financerait son développement. .
"Nous ne venons pas ici pour gagner de l'argent ; nous venons tout d’abord aider , a exprimé le président vénézuélien, en réitérant que l’ALBA créée en décembre 2004 entre le Vénézuéla et Cuba, est un mécanisme d'aide solidaire, sociale et non capitaliste.
C’est ainsi que Chávez, accompagné du président de la Bolivie, Evo Morales et du vice-président de la République de Cuba, José Ramón Machado, a souhaité la bienvenue au président Daniel Ortega et au Nicaragua de Sandino dans l’ALBA. "L’ère de la résurrection des peuples est arrivée"
Le Chef de l’état vénézuélien a souligné qu’une nouvelle bataille des peuples contre la prétention hégémonique des Etats Unis et leurs alliés qui souhaitent contrôler la liberté des peuples latino-américaines, a commencé.
"Ce siècle est celui de la délivrance des chaînes de l”impérialisme »
http://www.vtv.gob.ve/Actualidades.php?IdActualidad=5683
traduction Claude Maryse
