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Mardi 7 mars 2006
Les inventions de la revue Foreign Policy à propos du Venezuela

Une réponse à l´article paru dans le dernier numéro de la revue Foreign Policy (janvier - février 2006)
de Mark Weisbrot
Traduction : Numancia Martínez Poggi

Mes remerciements à Josh Eidelson, qui m´a signalé certaines des erreurs parues dans un article du dernier Foreign Policy (janvier - février
2006) "Hugo Boss : ``Comment Chávez remet la dictature à la mode à l´ère démocratique´´"

L´article est encore pire que ce que signale Eidelson, comme nous le verrons plus loin. L´idée selon laquelle le Venezuela est une dictature est absurde, comme n´importe qui qui est allé sur place ces six dernières années peut l´attester.

Tout ce que vous avez à faire c´est de vous rendre sur place, allumer la télévision et écouter des dénonciations à l´encontre du gouvernement sur les plus grandes chaînes de télévision ou bien regarder les plus importants quotidiens et faire la même observation -en fait, les medias jouent un rôle d´opposition non journalistique dans la vie politique qui ne serait pas permis dans la plupart des démocraties européennes.

Y compris aux Etats-Unis, la Fairness Doctrine passée aux oubliettes serait vite de retour si nos medias en arrivaient à 10% du niveau de parti pris politique dont font preuve les medias écrits et radiotélévisés du Venezuela. Ces derniers pourraient, à la comparaison, faire passer Fox News comme une émission « loyale et équilibrée ».

Permettez-moi, avant de continuer, de corriger une erreur parue dans la description d´Eidelson, erreur qu´il pourrait bien avoir commise à la lecture de l´article de la revue Foreign Policy. Le gouvernement vénézuélien n´a pas « gardé une base de données sur les votes des citoyens ». Tous les suffrages sont secrets au Venezuela, et il n´existe nulle part d´enregistrement des votes émis. Eidelson fait probablement allusion aux noms des personnes qui ont signé les demandes de referendum révocatoire en 2004. Ces demandes sont du domaine public, comme c´est généralement le cas pour les pétitions de même nature aux Etats-Unis ; et en fait non seulement le gouvernement mais également Súmate, l´organisation financée par les Etats-Unis qui a organisé la demande de referendum, garde en archive les noms des signataires. Un membre du parlement avait rendu public les noms des signataires, ce qui avait provoqué une controverse.

Maintenant, certaines des erreurs de Foreign Policy en politique étrangère (commentaire sur l´article de Javier Corrales)

« Chávez ``approche maintenant de la décennie en fonction´´ » [page 33]. Hugo Chávez est entré en fonction en février 1999. Je n´ai jamais vu quelqu´un arrondir à 10 un chiffre inférieur à 7. Peut-être que le sous-titre de l´article aurait pu être « Moderniser l´arithmétique à une ère indéterminée ».

« Les pauvres ne le [Chávez] soutiennent pas en masse » [page 35]. Cela peut être démenti par n´importe quel sondage récent, et y compris par les sondages de l´opposition. Les taux d´approbation les plus récents sont pour Chávez de 65 à 77 pour cent. D´où vient ce soutien ? Des classes supérieures ? Peut-être s´agit-il d´un autre problème arithmétique. Les résultats du referendum d´août 2004, remporté par Chávez avec 59 pour cent, montrent l´une des situations les plus polarisées de l´hémisphère américain, les zones pauvres votant massivement pour Chávez et les zones riches votant massivement contre lui.

« Chávez a échoué à corriger de façon significative la pauvreté, l´éducation et l´équité » [page 35]. Comme je l´avais noté dans d´un article antérieur (http://www.tpmcafe.com/story/2005/11/3/154920/231), le taux de pauvreté aujourd´hui se trouve à 38,5 pour cent, mais cela ne mesure que les revenus en numéraire. Par exemple, si les Etats-Unis abolissaient les food stamps [les tickets repas] et medicaid [l´aide médicale], les pauvres se trouveraient dans des situations nettement plus difficiles. Ainsi, l´alimentation subventionnée et l´aide médicale gratuite, aujourd´hui disponibles au Venezuela, ont significativement amélioré les conditions de vie parmi les pauvres. Plus de 40 pour cent de la population du pays achète des aliments subventionnés, et des millions de pauvres ont accès à la médecine gratuite, ce qui leur était auparavant inaccessible. Si cela est pris en compte les taux de pauvreté mesurés chutent nettement sous les 30 pour cent.

Le taux de pauvreté lorsque Chávez est entré en fonction, au début 1999, était de 42,8 pour cent. Il est donc possible de mesurer une significative réduction de la pauvreté, particulièrement si les avantages non monétaires sont pris en compte. Egalement, le gouvernement a déclaré en octobre 2005 que 1 480 000 personnes ont appris à lire à la suite d´une campagne d´alphabétisation massive commencée en 2003. Bien qu´il n´y ait jusqu´à présent aucune vérification indépendante de ces chiffres, même s´il s´avérait qu´ils se trouvent significativement surestimés, il ne fait aucun doute qu´un grand nombre de Vénézuéliens, sur une population de 25 millions, ont appris à lire grâce à ce plan.

« A la suite du referendum révocatoire de 2004, lorsque Chávez a remporté 58% [sic, ndt] des suffrages, l´opposition est tombée dans le coma, choquée non pas tant par le résultat mais par la facilité avec laquelle les observateurs internationaux ont toléré l´audit incertain organisé par le Conseil électoral. » [page 39] En fait, selon tous les reportages de l´époque, ils ont été choqués par le résultat ; ils ont annoncé que le résultat avait été volé, et presque toute l´opposition continue de défendre ce point de vue. Il n´y avait rien de´``incertain´´ [flimsy] dans l´audit, il n´y a pas plus de doute à propos des résultats de ce referendum qu´il y en a que Ronald Reagan a battu Walter Mondale par une différence équivalente en 1984. J´ai expliqué tout cela lors d´un précédent article (http://www.tpmcafe.com/story/2005/12/2/17334/7970), ainsi que dans un texte réfutant de supposées preuves statistiques de la fraude (http://www.cepr.net/publications/venezuela_2004_09.pdf). Je n´insisterai donc pas sur ce point ici. Egalement le Centre Carter et l´OEA [Organisation des Etats Américains] n´ont pas simplement ``toléré´´ [condone] un audit du Conseil Electoral vénézuélien mais ces institutions étaient partie prenante de l´audit en tant qu´observateurs et elles en ont vérifié les résultats.

La tentative de Corrales pour faire passer des doutes à propos des résultats du referendum est particulièrement choquante observée à la lumière des derniers événements au Venezuela. La plupart des partis de l´opposition ont boycotté les élections parlementaires il y a trois semaines, le 4 décembre 2005. « Nous avions un problème avec l´opposition vénézuélienne, qui nous assurait qu´elle n´allait pas se retirer du processus électoral si certaines conditions étaient obtenues. Ces conditions ont été obtenues et malgré cela ils se sont retirés », a déclaré cette semaine José Miguel Insulza, responsable de l´OEA. L´argument principal de l´opposition pour le boycott de l´élection c´est qu´ils ne peuvent pas « faire confiance » au dispositif électoral, basé sur la théorie du complot, largement partagée dans le camp de l´opposition au Venezuela, et sur le fait que le referendum révocatoire a été volé. (Voir : http://www.tpmcafe.com/story/2005/12/2/17334/7970). Cependant, leurs propres sondages montrant qu´ils allaient emporter 30 pour cent du Parlement, ils ont opté pour une stratégie de déstabilisation à long terme - pour tenter de dé-légitimer le gouvernement plutôt que de participer d´un processus électoral transparent, ouvert et démocratique, lequel a été une fois de plus certifié comme tel par des observateurs internationaux, avec cette fois une équipe de 160 représentants de l´Union Européenne. C´est un problème qui existe depuis plusieurs années : à la brève exception du referendum d´août 2004, les leaders de l´opposition acceptent de jouer le jeu démocratique -jusqu´à ce qu´ils perdent. Ils ont déjà essayé de renverser le gouvernement au moyen de plusieurs grèves pétrolières (dont une particulièrement dévastatrice en décembre 2002- janvier 2003) et par un coup d´Etat militaire en avril 2002, lequel a été soutenu par le gouvernement Bush. Le gouvernement Bush soutient, au moins de manière tacite, la décision des leaders de l´opposition de se retirer du jeu électoral. Dans sa détermination à créer l´image d´une « dictature » vénézuélienne, l´article de Foreign Policy fait l´impasse sur ce rôle anti-démocratique de l´opposition, laquelle bénéficie du soutien de Washington. Il faut également noter que l´opposition peut se permettre d´appliquer de telles stratégies, qui n´auraient pas la moindre chance de succès dans la plupart des démocraties, parce qu´elle contrôle la majorité des médias vénézuéliens.

Les éditeurs de la revue Foreign Policy accusent Chávez [page 38] de « se mêler des affaires intérieures de ses voisins » - la Bolivie, le Brésil, l´Equateur, la Colombie, le Nicaragua, et même le Mexique. Ils négligent de préciser que pas une preuve n´a encore été montrée pour les accusations ici mentionnées. De plus, si Chávez « se mêle » [is meddling] des affaires du Brésil et de la Colombie, il est étonnant qu´il ait de si bonnes relations avec les présidents de ces pays, lesquels se trouvent sur versants opposés du panorama politique. Peut-être ne mesurent-ils pas la menace que ce dictateur pose à leur pays et à la région.

Il n´y a guère de preuve que le Venezuela aujourd´hui ne soit moins démocratique qu´il ne l´ait jamais été ; en fait selon les mesures habituelles des sciences politiques le Venezuela est davantage démocratique. Le principal problème de gouvernance pour le Venezuela ce n´est pas un affaiblissement de la démocratie mais une faille dans l´application de la loi, un problème commun à l´ensemble de la région. Contrairement à l´image promue par le gouvernement Bush et par la revue Foreign Policy, l´Etat vénézuélien n´est pas un Etat autoritaire ou autocratique, mais un Etat faible, y compris la branche de l´exécutif. C´est pourquoi la plupart des victimes de la répression politique au Venezuela ces dernières années n´ont pas été des membres de l´opposition, y compris les leaders du coup d´Etat d´avril 2002 contre Chávez, lesquels auraient dû être condamnés et emprisonnés -et qui auraient probablement été exécutés aux Etats-Unis- et qui pour la plupart d´entre eux sont encore en liberté. Les véritables victimes de la répression politique ce sont des paysans chavistes organisés pour la réforme agraire dans les campagnes. Beaucoup ont été tués, souvent par des tueurs sous contrat, parfois simplement parce qu´ils voulaient utiliser la loi pour faire valoir leurs droits. L´impunité est généralisée au Venezuela : l´Etat en de nombreux niveaux n´a pas la capacité de faire appliquer la loi, souvent y compris même contre les assassins.

Quoi qu´il en soit il y a encore beaucoup de choses dans cet article qui sont fausses, grossièrement exagérées, et erronées - en fait c´est la description générale de l´article. Mais au lieu de perdre davantage de temps à ce propos, les lecteurs devraient plutôt écrire aux éditeurs de la revue Foreign Policy, à l´adresse fpletters@CarnegieEndowment.org, pour leur demander pourquoi ils ont imprimé un tel article. Et plutôt que de publier une lettre de 300 mots, ils devraient permettre la publication d´un article avec un autre point de vue à propos du Venezuela, qui refléterait non seulement plus fidèlement le point de vue de la plupart des Vénézuéliens, mais le point de vue de la plupart des gens dans cet hémisphère. C´est improbable, mais cela vaut la peine de leur demander pourquoi un tel article serait interdit. Il serait probablement de qualité supérieure que le présent article et plus juste, pas nécessairement pro-Chávez, mais quelque chose de respectueux de la démocratie, y compris dans le cas où les pauvres élisent de façon répétée le gouvernement qui déplaît au département d´Etat des Etats-Unis.

Mark Weisbrot est co-directeur du Center for Economic et Policy Research (www.cepr.net) à Washington, DC.

Source originale :
TPMCafe.com (en anglais)
Source intermédiaire :
http://www.venezuelanalysis.com/articles.php?artno=1642 (en anglais)
Bellaciao : pour lire ce même article en français et l'impimer facilement : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=23895
par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : Revue de Presse
Mercredi 1 mars 2006
 
Le Venezuela dans la ligne de mire de Washington
par Salim Lamrani*
Le 28 FÉVRIER 2006

Depuis le début de l?année 2006, les attaques verbales des dirigeants états-uniens contre le Venezuela ont redoublé. Le secrétaire états-unien à la Défense, Donald Rumsfeld, a comparé le président Hugo Chàvez à Hitler, une insulte qui n?est pas isolée et qui fait suite aux appels au meurtre prononcés contre le président vénézuélien par Pat Roberston. Face au basculement à gauche de l?Amérique latine, l?administration Bush semble bien décidée à empêcher une réélection du dirigeant bolivarien. Il semble en effet aujourd?hui acquis que la construction de la Zone de libre-échange des Amériques dont rêve la Maison-Blanche ne pourra se construire que sur les cendres d?un contre-modèle bolivarien qu?il devient urgent d?abattre.

par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : Revue de Presse
Lundi 27 février 2006
Chavez atteint les USA en plein vol

Par Elisabeth Studer le 27 février 2006

http://www.leblogfinance.com/2006/02/chavez_atteint_.html

par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : Revue de Presse
Lundi 20 février 2006
María Corina Machado et le jeu indécent de Washington contre le Venezuela

 Le mercredi 8 février 2006

 Larry Birns

 Source : VenezuelAnalysis / COHA

 

 Avec l’expulsion, en dehors de toute norme juridique, de la diplomate vénézuélienne Jeny Figueredo, bras droit de l’ambassadeur vénézuélien aux Etats-Unis, le conflit des Etats-Unis avec Caracas atteint son point culminent. Les pressions diplomatiques de la part de Washington se multiplient, par exemple avec les manœuvres de Washington pour empêcher l’achat d’équipements pour les modestes forces armées vénézuéliennes. Le quiproquo lors de l’expulsion de la diplomate vénézuélienne n’est qu’un exemple de plus où le gouvernement Bush jeter de l’huile sur le feu de façon délibérée dans les difficiles relations entre les deux pays. Cet épisode après les accusations du Venezuela conte l’attaché militaire John Correa qui réalisait des activités d’espionnage, ce qui avait conduit à son expulsion du pays (le Venezuela n’avait aucune raison d’inventer cette accusation, et Washington avait toutes les raisons de la démentir). La brutalité de la réponse diplomatique montre que la stratégie de Washington allait au-delà d’un nouveau geste hostile à l’encontre d’un Chávez dont on sait l’âpreté. L’opinion publique doit maintenant se pencher sur cette affaire d’expulsion parce qu’elle représente une illustration de l’utilisation de la diplomatie afin de dégrader, au lieu d’améliorer, les relations entre les deux antagonistes.

 Le geste de Washington est complètement disproportionné et rompt avec les conventions diplomatiques. Dans des circonstances normales, si un pays expulse une personne appartenant à la liste des résidents diplomatiques, on doit répondre à ce geste en visant une personne de rang et de situation comparable. Dans ce cas-là, le département d’Etat a mis un point d’honneur à choisir d’expulser la diplomate se trouvant au deuxième niveau dans la hiérarchie de l’ambassade vénézuélienne à Washington. Ces continuelles démarches négatives doivent être comprises comme faisant partie de la campagne permanente de Bush contre Chávez. Dans sa volonté d’attenter contre l’ordre constitutionnel vénézuélien, Washington finance des cabales anti-Chávez confectionnées au Venezuela même, afin de pouvoir simuler une réaction outragée lorsque les organisateurs de ces basses œuvres sont finalement menacés de poursuites. L’exemple le plus clair c’est tout ce qui se joue autour de María Corina Machado, dirigeante de l’organisation radicalement anti-chaviste Súmate.

 Indignation déplacée

 Pour l’un de ses premiers gestes en tant que secrétaire d’Etat assistant pour les affaires interaméricaines, Thommas Shannon s’était présenté devant le sous-comité de la Chambre des représentants pour l’hémisphère occidental en novembre 2005, où il avait dénoncé la « persécution » de Machado et d’Alejandro Plaz, dirigeants de l’organisation électorale Súmate. Ces deux personnes font actuellement face à des poursuites pour « conspiration contre la forme républicaine de la nation », accusation basée sur l’encaissement par Súmate de la somme de 31 000 dollars provenant de la National Endowment for Democracy (NED). En ce qui concerne donc Shannon, tout espoir de le voir travailler de façon professionnelle et modérée s’évapore maintenant. L’extrémisme idéologique de la Maison Blanche , qui a tellement nui aux relations entre l’Amérique latine et les Etats-Unis, semble devoir se poursuivre.

Tandis que Washington tente de dépeindre le procès contre Súmate comme un acte de vendetta politique commis par un gouvernement autoritaire contre une débonnaire dirigeante politique, la vérité c’est que selon les normes de beaucoup de pays –y compris les Etats-Unis– les organisations politiques locales ne peuvent pas accepter des contributions financières provenant de l’étranger pour des questions électorales. Cependant le gouvernement Bush contribue de façon enthousiaste à aider madame Machado et l’organisation Súmate. Cette affaire est devenue paradigmatique pour l’évaluation des relations entre Washington et le gouvernement de Chávez. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, le gouvernement Bush avait fait venir Machado à Washington en mai 2005 où on lui avait offert une forte visibilité avec séance de photos avec le président Bush dans le bureau ovale et conférence de presse au Capitole. Chacune de ces occasions avait permis à la Maison Blanche de blâmer le gouvernement Chávez pour ses supposées tendances autoritaires.

 Si on se limite à prendre au mot leur invraisemblable histoire, ce que Machado et Plaz reconnaissent avoir commis aurait provoqué la même réaction judiciaire aux Etats-Unis, où le Code électoral fédéral interdit expressément pour les campagnes électorales états-uniennes les dons provenant de gouvernements ou de citoyens étrangers. C’est précisément cette interdiction qui avait provoqué le scandale autour de John Huang, lorsque ce contributeur à la campagne démocrate avait été accusé de transmettre, en fait, une aide provenant des autorités chinoises, lesquelles auraient alors recherché les faveurs des dirigeants du Parti démocrate. Washington considère donc que de telles restrictions dans la loi vénézuélienne n’ont pas la même validité ou n’ont pas les mêmes caractères d’applicabilité. En fait les autorités de Caracas accusent Machado d’être le fer de lance de la déloyale opposition politique locale. Cette organisation composée de membres de la classe moyenne bien placés était prête à endommager de façon irréparable et permanente le système politique vénézuélien afin de renverser l’actuel gouvernement qu’elle méprise.

 C’est la loi

 L’affaire Plaz et Machado semble claire : La Loi vénézuélienne sur les partis politiques, les réunions publiques et les manifestations [Ley de Partidos Políticos, Reuniones Públicos y Manifestaciones], qui remonte à 1965, contient une clause en son article 25 selon laquelle les partis « ne doivent pas accepter de donations ou subventions provenant d’entreprises étrangères, ou d’organisations ou gouvernements étrangers ». Les autorités de Caracas affirment donc que le fait que l’organisation ait accepté un don de 31 000 dollars de la part de la NED constitue justement l’acceptation d’une donation d’origine étrangère, et donc que l’activité de Súmate lors du referendum de 2004 –activité financée grâce à ce don– relevait de la politique et non de la « promotion de la démocratie » non partisane.

 La générosité de la NED envers les riches

 Une recherche rapide révèle que la NED est loin d’être une organisation de charité tout à fait ordinaire. En fait, le mot « endowment » [don ou dotation] sert à cacher quelque chose. La NED a toujours été gérée quasiment comme une agence d’intelligence dont l’objectif principal était de blanchir de l’argent destiné aux organisations d’extrême droite, à l’étranger, qui avaient besoin de liquidités pour financer leurs coups ou pour assassiner leurs adversaires. Les architectes de la politique Reagan avaient d’abord réussi à obtenir le soutien du Congrès –Démocrates compris– en inventant un système satisfaisant aussi bien les Républicains que les Démocrates. Cela avait été obtenu en procédant à la division des fonds :  la moitié pour des opérations ouvertement centristes comme le National Democratic Institute (NDI), devant jouer le rôle de déodorant libéral pour combattre l’odeur nauséabonde des trois autres bénéficiaires, qui envoyaient des fonds pour aider les causes extrémistes. La NED a été soutenue par le Congrès et la presque totalité de son budget de 80,1 millions de dollars en 2004 provenait du contribuable états-unien. Il faut aussi noter que la NED avait été fondée par le Président Reagan au plus chaud de la Guerre Froide et elle était destinée à financer secrètement des opérations controversées avec lesquelles le département d’Etat ne souhaitait pas être associé publiquement. Carl Gershman est président de la NED depuis sa fondation. C’était l’un des idéologues les plus à droite du gouvernement Reagan (il travaillait sous les ordres de Jeanne Kirkpatrick, alors ambassadrice auprès de l’ONU, ambassadrice de type Bolton). Tout au long de son histoire, l’organisation –dont les soutiens, y compris la Chambre de Commerce et le International Republican Institute (IRI), ont été impliqués dans des projets controversés poursuivant les mêmes objectifs idéologiques– a soigneusement réservé ses fonds pour l’aide aux causes extrémistes. En Haïti par exemple le IRI était intimement lié aux « bandits » paramilitaires (ainsi décrits par Powell, alors secrétaire d’Etat) qui ont renversé le Président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide. Ce genre de compromissions peu ragoûtantes est apparu avec évidence dans un article récent du New York Times, lequel suggérait que le IRI avait œuvré de façon partisane conte Aristide plutôt que de se comporter de façon non partisane. Il n’est pas trop exagéré de dire que le soutien de l’IRI pour Súmate était la répétition de ses agissements, très controversés, en Haïti.

 L’histoire d’une innocence

 Alors que les avocats de Súmate arguent du fait qu’il s’agit d’une ONG, il est indéniable que, depuis sa fondation, cette organisation a été une organisation archi-politique avec une claire orientation idéologique. Comme un rejoué des millions de dollars apportés par la NED pour collaborer en 1990 à la victoire de Violetta Chamorro contre Daniel Ortega et les sandinistes au Nicaragua, le langage de Súmate, protégé de la NED , est indéniablement orienté contre le gouvernement Chávez, déclarant par exemple que « une fois en poste, le rhétorique révolutionnaire du Président Chávez, son mépris des institutions et de la vie démocratiques et ses attaques au vitriole contre ses opposants, ont accentué la tension sociale et politique et ont radicalisé l’opposition ».

 Machado à l’offensive

 Les affirmations de leur impartialité et de leur autonomie par rapport à toute influence étrangère de la part des dirigeants de Súmate sont risibles quand on sait que Machado, membre fondateur de l’organisation et ennemie mortelle de Chávez, a rencontré le Président Bush dans le bureau ovale durant 50 minutes en mai 2005 – un honneur qui n’a été offert ni au Président démocratiquement élu du Venezuela ni à de nombreuses ONG locales. Une telle cordialité envers Machado était basée sur l’harmonie de leur vision spéciale du monde et sur la haine partagée pour les valeurs de la gauche entre le Président états-unien et la Madame Defarge vénézuélienne, c’est-à-dire María Corina Machado.

 Il était important de savoir ce que Machado n’était pas. Elle n’était pas une mère de famille appelée aux armes par une sorte de vision à la Jeanne d’Arc. Depuis que Chávez est arrivé au pouvoir, elle a eu un rôle politique mortel.  Elle ne se trouvait pas accidentellement présente, comme elle l’affirme, lorsque les putschistes en 2002 ont, Machado comprise, inscrit leurs noms sur le document qui scellait le coup, avant de fermer les institutions du pays, dont la Cour Suprême et le Parlement ; cependant que Chávez était tenu prisonnier.

 Le procès de Machado et Plaz avançant, Washington tentera de dépeindre le tableau d’un régime autoritaire –du genre STASI– harcelant l’opposition démocratique. Un tableau plus sincère indiquerait que Súmate s’est mue en un terrain à la légalité hautement douteuse. S’il s’agissait d’une organisation états-unienne recevant de l’aide de Chávez, ses actions compromettantes seraient certainement remises en cause dans le cadre de la loi électorale états-unienne de la même façon que sa légalité peut être mise en doute selon les critères de la jurisprudence vénézuélienne.

 Le 9 février 2006

 Analyse préparée par Larry Birns

 Directeur du Council on Hemispheric Affairs (COHA)

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 Traduction : Numancia Martínez Poggi

par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : Revue de Presse
Samedi 18 février 2006
Ci-dessous 6 articles.
Pour certains de ces articles, il manque la traduction et les liens internet. Nous espérons corriger cela dans les jours à venir. CBP 18/02/06
 

Londres

Des chavistes aux Communes

Source : Ultimas Noticias

Le jeudi 16 février 2006

Des parlementaires anglais avec Chávez contre Blair

Ils critiquent les propos tenus par le premier ministre Tony Blair

Une motion de soutien et d’excuse au président Chávez a été présentée hier par un groupe de parlementaires britanniques, a informé l’ambassadeur du Venezuela auprès du Royaume-Uni et de l’Irlande Alfredo Toro Hardy.

Le diplomate a fait remarquer que « 66 membres du parlement britannique et des membres du Parti travailliste au gouvernement ont présenté une motion de soutien au Président Chávez ».

Il a déclaré que l’initiative est encore soumise à la signature d’autres membres du Parlement et qu’on attend de nouvelles adhésions. « Ce qui est important c’est qu’il s’agit de membres du parti gouvernant, lesquels en manifestant leur désaccord avec le premier ministre anglais ont exprimé leur soutien au Président Chávez ». Dans la motion, la Chambre des Communes « reconnaît les progrès obtenus par le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela dans la généralisation de l’éducation, de la santé, du logement, de la terre, de l’alimentation et des microcrédits, pour tous ceux qui se trouvaient marginalisés et exclus de toute possibilité économique et politique dans le pays ».

Egalement Jeremy Dear, secrétaire général du Syndicat national des journalistes a également envoyé un courrier à Blair pour lui faire savoir que ses propos concernant le Venezuela « sont erronés ».

-- Traduction : Numancia Martínez Poggi

Miércoles, 15 de febrero de 2006

MOCIÓN DE APOYO A VENEZUELA,
CÁMARA DE LOS COMUNES,
MARTES 14 DE FEBRERO DE 2006

“Esta Cámara de los Comunes reconoce el progreso alcanzado por el gobierno democráticamente electo de Venezuela en todo cuanto refiere a la expansión de las áreas de educación, salud, vivienda, tierras, alimentación y micro-créditos, para todos aquellos que se encontraban marginados y excluidos de las oportunidades económicas y políticas en el país. Destaca que estas importantes iniciativas políticas constituyen pasos de la mayor significación en la reducción de las profundas desigualdades que caracterizan a la sociedad venezolana, destacando igualmente que las políticas sociales del gobierno venezolano propician el cumplimiento de las Metas del Desarrollo del Milenio. En tal sentido, hacen un llamado al gobierno británico para que reconozca los beneficios del modelo de desarrollo social venezolano para otros países en desarrollo y, en igual sentido, para que brinde su apoyo al gobierno democráticamente electo del Presidente Hugo Chávez frente a las amenazas ilegales e inconstitucionales de sus oponentes tanto externos como internos, e, igualmente, para trabajar en pro del fortalecimiento de los lazos entre Venezuela y el Reino Unido”.
 
Firmas (66) :
 Trickett, Jon  / Gibson, Ian  / Clapham, Michael  / Corbyn, Jeremy  / Prentice, Gordon  / Morgan, Julie  / Price, Adam  / Purchase, Ken  / Singh, Marsha  / Skinner, Dennis  / Havard, Dai  / Henderson, Doug  / Heyes, David  / Hopkins, Kelvin  / Hoyle, Lindsay  / Iddon, Brian  / Illsley, Eric  / Jones, Lynne  / Kilfoyle, Peter  / Lloyd, Tony  / Mackinlay, Andrew  / Marris, Rob  / McDonnell, John  / Meacher, Michael  / Mudie, George  / Mullin, Chris  / Brown, Nicholas  / Burden, Richard  / Campbell, Ronnie  / Challen, Colin  / Chaytor, David  / Cohen, Harry  / Connarty, Michael  / Cook, Frank  / Cousins, Jim  / Cryer, Ann  / Cummings, John  / Davidson, Ian  / Dean, Janet  / Dobson, Frank  / Efford, Clive  / Ennis, Jeff  / Etherington, Bill  / Flynn, Paul  / Francis, Hywel  / Gerrard, Neil  / Abbott, Diane  / Grogan, John  / Hamilton, David  / Hamilton, Fabian  / Austin, John  / Battle, John  / Strang, Gavin  / Taylor, Dari  / Truswell, Paul  / Turner, Desmond  / Vis, Rudi  / Wareing, Robert N  / Wood, Mike  / Anderson, David  / Clark, Katy  / Goodman, Helen  / McGovern, Jim  / Riordan, Linda  / Devine, Jim
 

 
Partido laborista británico presentó moción de apoyo y desagravio al presidente Chávez
 
 
15 de febrero de 2006
 

El Partido al cual pertenece el Primer Ministro Tony Blair se excusó con el gobierno de Venezuela. Sindicato Nacional de Periodistas de Gran Bretaña califica como equivocada declaración del Jefe de Gobierno británico y resaltó logros del presidente Chávez.

Este miércoles 15 de febrero 66 parlamentarios del Partido Laborista de Gran Bretaña presentaron una Moción de apoyo y desagravio al Presidente Chávez.

El Embajador de Venezuela en Gran Bretaña, Alfredo Toro Hardy, informó que esta moción obedece a los comentarios que emitió en contra de la República Bolivariana de Venezuela el Primer Ministro Tony Blair el pasado miércoles 8 de febrero en la Cámara de los Comunes (cámara baja del parlamento británico). A esta actitud de resarcimiento expresada por la organización política a la cual pertenece el Primer Ministro, se sumó el Sindicato Nacional de Periodistas de Gran Bretaña, a través de una carta dirigida a Tony Blair.

En la misiva enviada el pasado 10 de febrero, los periodistas manifiestan que "las críticas elevadas por el Primer Ministro hacia el Presidente Chávez y la necesidad de modificar sus maneras y “regirse por las reglas de la comunidad internacional” son equivocadas".

El Sindicato Nacional de Periodistas de la isla más grande del Archipiélago británico, le recordó a Blair que " ha habido una avalancha de ataques contra el gobierno venezolano emanados de la Casa Blanca. El Secretario de Defensa de los Estados Unidos, Donald Rumsfeld, ha llegado incluso a comparar a Chávez con Adolfo Hitler. Comentarios similares fueron hechos antes de la invasión a Irak y no son más que la preparación de un ataque no provocado a Venezuela, que incluye la vida del Presidente".

"Sentimos que su intervención del miércoles pasado y sus críticas a la amistad entre Venezuela y Cuba sólo suman a esta retórica guerra fría y a la escalada de hostilidades en contra de Venezuela", precisa la carta.

Enfatizaron que Hugo Chávez y su gobierno han ganado sin dificultad no menos de nueve elecciones democráticas, muchas más que los “amigos” de los Estados Unidos como Arabia Saudita o los regímenes latinoamericanos que fueron apoyados por los Estados Unidos en el pasado.

"Como usted bien debe saber, Primer Ministro, el gobierno de Chávez cuenta con un fuerte apoyo popular como resultado de las políticas progresistas introducidas desde 1998 para beneficio de los sectores menos privilegiados de la sociedad".

Destacaron los logros palpables alcanzados por la gestión de gobierno que encabeza Hugo Chávez Frías, al señalar que "el Presidente Chávez ha logrado erradicar el analfabetismo con la ayuda de Cuba, ha integrado un millón de niños al sistema educativo, ha creado 657 escuelas, ha establecido ocho nuevas universidades y contratado 36.000 profesores. Para ser usted alguien que se precia de la educación, nos sorprende que no reciba con los brazos abiertos iniciativas progresistas como estas".

"El gobierno de Chávez ha tratado de eliminar el latifundismo clasista, a través de la distribución de 2.2 hectáreas a 116.000 familias que han sido organizadas en cooperativas. Más aun, la nueva Constitución Bolivariana garantiza la propiedad pública del petróleo venezolano y la distribución de la riqueza entre todos los ciudadanos; entre todos y no solo entre unos pocos. Otras reformas han sido introducidas proporcionando viviendas y alimentos baratos a los más pobres y a los indígenas".

Resaltaron la conducta asumida por el gobierno venezolano en el frente internacional. "El Presidente Chávez ofreció rápida ayuda material a las víctimas del huracán Katrina en Nueva Orleans y también ha proporcionado combustible barato a las familias más pobres de los Estados Unidos para evitar que se congelaran durante este invierno. Y así sucesivamente".

"Esperamos que usted esté de acuerdo con nosotros, Primer Ministro, en que es nuestra responsabilidad sacar a la luz los hechos que conciernen a Venezuela y dar apoyo a estas medidas genuinamente progresistas para velar por los intereses de la mayoría".
 
 
Ministerio de Comunicación e Información (MCI), Caracas.
Campaña "Manos Fuera de Venezuela" responde al ataque de Blair contra Venezuela
 
Por: Rob Sewell (Coordinador HoV-UK)
Publicado el Viernes, 10/02/06 11:36am
 
 "Blair está con Bush contra los trabajadores y la revolución venezolana, nosotros estamos con las masas venezolanas contra el imperialismo"
 
Tras más de una semana de ruido de sables de Washington contra Hugo Chávez donde se ha expulsado a diplomáticos, Pat Robertson -el célebre fundamentalista cristiano estadounidense- ha vuelto repetir su llamamiento a asesinar a Chávez y Rumsfeld ha comparado a éste con Hitler, ahora le toca a Tony Blair. El primer ministro británico, y perro faldero del imperialismo estadounidense, ha decidido unirse a la refriega.
 
El pasado miércoles en la Cámara de los Comunes, Colin Burgon, parlamentario laborista por Elmet, hizo la siguiente pregunta: “Estoy seguro de que mi honorable amigo y primer ministro comparte la satisfacción que sienten muchas agrupaciones laboristas con el giro a la izquierda que ha tenido lugar en América Latina. Por utilizar una frase, esto es llevar gobiernos al poder que irán a favor de los intereses de la mayoría y no de unos pocos. ¿Está de acuerdo mi honorable amigo en que sería una mala noticia para todos si permitimos que nuestra política hacia estos países, especialmente Venezuela, siguiera la forma de la agenda realmente de derechas de los republicanos norteamericanos?”
 
Como es habitual, el primer ministro aprovechó la ocasión no para dar la bienvenida “al giro a la izquierda” en América Latina, aborrecido por George W. Bush y la camarilla reaccionaria que controla la Casa Blanca, sino para atacar al presidente Chávez. Adoptando un elevado tono moral, Blair, como algunos maestros pomposos de secundaria, procedió a dar una disertación al travieso Chávez sobre su mal comportamiento atreviéndose a enfrentar al pueblo venezolano contra los dictados del imperialismo norteamericano. “Hasta el punto”, dijo el primer ministro, “que es más importante que el gobierno de Venezuela se de cuenta de que si quieren ser respetados como miembros de la comunidad internacional, deberían atenerse a las reglas de la comunidad internacional”. En otras palabras, Venezuela debe aprender a poner empeño y aceptar los deseos del imperialismo estadounidenses y su gran líder y moralista: George W. Bush.
 
Después Blair fue a la garganta, de la manera más amable posible, siguiendo la hipocresía de la Cámara de los Comunes británica: “Digo con el mayor de los respetos al presidente de Venezuela”, dijo Blair queriendo decir lo contrario, “que cuando él forma una alianza con Cuba, yo preferiría ver a Cuba funcionando con una democracia adecuada”. Aquí Blair, riendo como el gato Cheshire, apoya completamente la línea de Bush sobre Cuba. En otras palabras, está a favor de derrocar a Castro, de restaurar a los gángsteres de Miami y de la introducción del capitalismo en Cuba, todo bajo los “principios de la democracia”. Ellos quieren transformar Cuba, así como el resto de América Latina, en una colonia de EEUU y están puliéndose los dientes ante las afectuosas relaciones entre Caracas y La Habana.
 
Estos principios “democráticos”, tan altamente alabados por los imperialistas, fueron utilizados para invadir Irak y subyugar Afganistán. Son utilizados como una cobertura para la agresión imperialista en el mundo.
 
Como respuesta, el presidente venezolano Hugo Chávez ha acusado a Tony Blair de abrir un frente europeo en sus ataques a Venezuela. Correctamente, describió a Blair como un “peón del imperialismo tratar de arremeter ahora desde Europa” y “principal aliado de Hitler”, en clara referencia a George W. Bush.
 
Las relaciones entre Venezuela y EEUU han empeorado la semana pasada cuando los dos países expulsaron a respectivos diplomáticos, después de que Venezuela acusara a la embajada de EEUU en Caracas de espionaje. Después, el Secretario de Defensa de EEUU, Donald Rumsfeld, comparó al presidente venezolano con Adolf Hitler. Chávez respondió diciendo: “La actitud imperialista, genocida y fascista del presidente estadounidense no tiene límites. Creo que Hitler sería “un niño de pecho frente a George W. Bush”.
 
Chávez después regresó a Gran Bretaña con los últimos giros de los acontecimientos y contestó: “Esté en su lugar señor Blair, no tiene ninguna moral para hacer un llamado a nadie a respetar las reglas de la comunidad internacional.
 
“Usted ha irrespetado el derecho internacional, alineado con mister Danger [Bush] para atropellar al pueblo de Irak”.
 
“Venezuela es una nación libre. ¿Cree usted que aún estamos en la época del imperialismo y el colonialismo?”
 
Chávez observó que esa declaración viene poco después de que Bush haya pedido el aumento de fondos para una emisora de radio estadounidense que emita mensajes pro-norteamericanos en América Latina. “Esto no es una coincidencia, esto forma parte de la agresión imperial”.
 
Las bases del movimiento sindical y laborista británico miran con gran simpatía al gobierno Chávez. Instintivamente comprenden lo que hay en juego. Eso explica por qué muchos sindicalistas y sindicatos han dado su apoyo a la campaña Manos Fuera de Venezuela. Ellos comparan las genuinas reformas en educación, sanidad, ayuda a los pobres, ven las expropiaciones de varias empresas que se han puesto bajo el control de los trabajadores en Venezuela, y comparan esto con lo que tenemos en Gran Bretaña, es decir, recortes en educación, sanidad y privatización de casi todo lo que se puede privatizar. Saben de que parte están.
 
Blair también ve estas cosas pero su reacción es diferente. En realidad, es totalmente la contraria. Ve las reformas en Venezuela como una amenaza, una amenaza a los beneficios de sus maestros. Ve Venezuela como un ejemplo peligroso que está contagiando a toda América Latina y también encuentra eco en el resto del mundo. Se pone al lado de Bush contra los trabajadores y los pobres de Venezuela. Nosotros nos ponemos al lado de las masas venezolanas contra el imperialismo.
 
Londres, 09 de Febrero de 2006
 
Rob Sewell, Cooordinador de la campaña "Manos Fuera de Venezuela" en Gran Bretaña
 
 
Le 10 février 2006
 
José Vicente Rangel
Vice-président de la République Bolivarienne du Venezuela

  
 
Tout le pays soutient la réponse faite par le Président Chávez aux propos insolents et provocateurs pour le Venezuela émis par le Premier Ministre de la Grande-Bretagne Tony Blair. Il s’agit d’une agression injustifiée contre une Nation comme le Venezuela qui maintient une relation cordiale aussi bien avec le gouvernement qu’avec le peuple anglais.
 
Cette agression s’est déroulée d’une façon qui n’est pas innocente. Elle a été calculée et elle correspond à une stratégie délibérée du Président Bush, non seulement envers le Venezuela mais également envers d’autres pays. Il est donc déprimant que le premier ministre d’une nation aussi importante que la Grande-Bretagne dise ce qu’il vient de dire à propos de notre pays pour faire plaisir à la bande qui contrôle la politique de la Maison Blanche. Lorsque le premier ministre anglais demande au Venezuela « de respecter les règles de la communauté internationale », il faudrait lui demander à quelles règles il fait référence, parce qu’il semble que, selon les critères de Bush et de Blair, pour eux il existe des règles qui régissent la communauté internationale différentes à celles qui sont consacrées dans le droit international et qui font parti du corps de principe dont se prévaut l’ONU. Le Venezuela respecte les règles de la communauté internationale : c’est pour cela qu’il n’envahit pas de pays, qu’il ne pratique pas de blocus contre d’autres pays, qu’il ne pratique pas la torture, qu’il ne protège pas de terroristes internationaux, qu’il condamne l’existence de prisons clandestines de la CIA dans certains pays européens. Ce sont certainement là les règles de la communauté internationale selon Bush et Blair, lesquels affirment que le Venezuela ne les respecte pas, parce que notre pays n’est pas un pays génocidaire, envahisseur, pratiquant la torture. Et notre pays n’est pas de ceux qui ignorent systématiquement le droit international.
 
Je souhaiterais demander à monsieur Blair : Quand avez-vous condamné l’une des violations au droit international commises par le président nord-américain ?  Au contraire, il l’a accompagné dans toutes ses aventures téméraires et irrationnelles. Est-ce que monsieur Blair considère qu’il est conforme au droit international que l’on mente au monde, à propos de l’existence de supposées armes de destruction massive, pour pouvoir attaquer un peuple, comme le peuple irakien ?  Que pense-t-il de la protection donnée par le gouvernement de monsieur Bush à un terroriste identique à Ben Laden, ou pire, tel que Posada Carriles ? 
 
Il est déprimant qu’un chef d’Etat se subordonne de cette façon à un autre chef d’Etat, pour attaquer un gouvernement et un peuple amis. Souvent le comportement des sous-empires est plus vil que celui des empires. Avec le gouvernement de Blair, l’Angleterre descend à la condition de sous-empire, ce qui ne lui laisse plus que la possibilité de répéter les propos pervers des Etats-Unis. Le Venezuela est un pays pacifique et démocratique, qui défend la paix du  monde, la justice sociale et les bonnes relations avec tous les pays de la terre ; mais en même temps, notre pays est doté d’un haut sens de la dignité, de la souveraineté et il respecte la non-intervention comme norme majeure du droit international. La réponse du Président et du gouvernement vénézuéliens est celle que monsieur Bush mérite.
 
José Vicente Rangel
Vice-président de la République Bolivarienne du Venezuela
 
Traduction non officielle
Traduction : Numancia Martinez Poggi
 
http://www.vicepresidencia.gov.ve/
Fecha: 08 de febrero del 2006

 

Fuente: Europa Press

Situación

El primer ministro británico, Tony Blair, en el marco de su intervención parlamentaria semanal en la Cámara de los Comunes, discutió sobre las reacciones suscitadas por la publicación de las caricaturas del profeta Mahoma aparecidas en la prensa de algunos países europeos, el despliegue de tropas adicionales británicas en Afganistán. En ese contexto Blair se refirió a Venezuela, empleando los siguientes argumentos:

  • Dijo que "el Gobierno de Venezuela tiene que darse cuenta de que si quiere ser respetado por la comunidad internacional debe respetar las normas de la comunidad internacional".

     

  • Asimismo indicó que "cuando forme un alianza con Cuba preferiría que Cuba fuera una democracia".

     

  • "Es importante que los países de Sudamérica y Norteamérica se den cuenta que tienen muchas cosas en común y que ganarán mucho más en si se unen en los principios de la democracia", dijo el primer ministro durante su intervención parlamentaria semanal.
par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : Revue de Presse
 

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