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L'ordinateur de Gauche et l'ordinateur de Droite
Romain Migus
Le 1er mars 2008, 10 bombes GBU 12 Paveway de 227 kilos chacune explosaient en pleine jungle équatorienne rasant toute la végétation aux alentours et laissant des cratères de 2.40 mètres de diamètre et 1.80 mètres de profondeur. (1). La Colombie venait de violer la souveraineté de l'Equateur et d'assassiner Raul Reyes, le principal négociateur pour la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages retenus par la guérilla.
Au sol, les combattants des FARC et des étudiants de l'Université de Mexico ne résistèrent pas à un bombardement d'une telle ampleur. En revanche, gisait au beau milieu des cratères, un ordinateur indestructible qui contient, selon Bogota, des informations cruciales sur les alliances régionales.
Cet ordinateur dont la marque n'est malheureusement pas connue, c'est l'ordinateur de Raul Reyes. C'est l'ordinateur de gauche.
Rappelons avant d'aller plus loin que les relations avec les FARC sont tout ce qu'il y a de plus normales pour les voisins de la Colombie. L'ancien vice président vénézuélien, José Vicente Rangel, rappelait il y a peu, qu'avant l'arrivée de Chavez au pouvoir, un responsable des FARC disposait d'un bureau au Ministère des Affaires Etrangères vénézuélien, notamment pour traiter des dommages collatéraux du conflit colombien au Venezuela. Imaginez qu'une armée de 15.000 hommes en guerre contre le pouvoir suisse stationne prés du lac Léman. Il y a fort à parier que le gouvernement français, mais aussi les autorités régionales et locales entretiendront des relations avec des responsables de cette armée pour éviter des dérapages en France.
Le Venezuela et l'Equateur : cibles des accusations
Le 3 mars, soit deux jours à peine après l'agression de l'Equateur par la Colombie, le gouvernement de Alvaro Uribe commence à dévoiler une partie du contenu de l'ordinateur de gauche. Les preuves abonderaient pour prouver l'alliance régionale entre l'Equateur et le Venezuela et la FARC.
Dans le cas du Venezuela, Chavez est accusé d'avoir reçu 100 millions de pesos (environ 35.000 euros) de la Guérilla lorsqu'il était en prison (1992-94), et en retour de financer la guérilla pour 300 millions de dollars. De même, le Venezuela est accusé de faciliter le trafic d'armes pour le compte des FARC voire même d'armer les rebelles colombiens.
En ce qui concerne l'Equateur, les autorités colombiennes accusèrent le Ministre de l'Intérieur équatorien, Gustavo Larrea, de connivence avec les FARC. Une photo prétendument tirée de l'ordinateur de gauche montre Raul Reyes conversant selon les autorités colombiennes avec le Ministre équatorien. La nouvelle fait le tour du monde, jusqu'à ce que Patricio Echegaray, secrétaire général du Parti Communiste Argentin déclare que c'est lui qui apparaît sur la photo. Qu'importe, le mal est fait. De plus, d'autres documents prouveraient la connivence de Quito avec la FARC.
Les gouvernements équatorien et vénézuélien rejettent ces accusations, soulignant l'invraisemblable indestructibilité de l'ordinateur et le fait que Bogota ait pu fabriquer des fausses preuves.
Alvaro Uribe va donc faire appel à INTERPOL pour donner une résonance médiatique mondiale à ses accusations.
Une mission de crise est envoyée à Bogota. Elle est dirigée par un ancien directeur du département du Trésor états-unien et ancien fonctionnaire du Ministère de la Justice de ce pays: Ronald Kenneth Noble, actuel secrétaire général d’INTERPOL. Imaginons un instant qu'un ancien fonctionnaire cubain, biélorusse ou iranien ait été nommé chef de cette mission et que son rapport favorise nettement le Venezuela. On peut légitimement penser que la machine médiatique aurait hurlé à la fraude. Mais il est bien connu que les Etats-Unis ne fraudent pas…
Que dit le rapport de
Interpol ? (2)
- Que les fichiers des ordinateurs, des disques durs externes et des clés USB pèsent 609.6 gigaoctets soit 39.5 millions de pages Word.
En conférence de presse, Ronald Kenneth Noble, a souligné que vu l'ampleur des fichiers cela prendrait plus de "mille ans pour en vérifier le contenu" et qu'Interpol n'avait pas vérifié l'authenticité du contenu des preuves. Autrement dit, ce qu’Interpol peut fait en mille ans, les Colombiens l'ont réalisé en 48 heures, du 1er mars date du bombardement, au 3 mars, date de la première déclaration sur les soi-disant preuves de l'ordinateur de gauche. Notons au passage que les informaticiens colombiens allient la rapidité à la chance puisqu'ils ont seulement ouvert des fichiers incriminant le Venezuela et l'Equateur. Rien sur les relations des FARC avec la France ou le Brésil, par exemple.
Que s'est-il donc passé durant ces 48 heures ? Le rapport d'Interpol est limpide:
- "L’accès aux données contenues dans les huit pièces à conviction informatiques provenant des FARC entre le 1er mars 2008, date à laquelle elles ont été saisies par les autorités colombiennes, et le 3 mars 2008 à 11 h 45, lorsqu’elles ont été remises au Grupo Investigativo de Delitos Informáticos de la Police judiciaire colombienne, n’a pas été effectué conformément aux principes reconnus au niveau international (c'est nous qui soulignons) en matière de traitement des éléments de preuve électroniques (…) En d’autres termes, au lieu de prendre le temps de créer des images des contenus de chacune des huit pièces à conviction saisies en les protégeant contre l’écriture avant d’y accéder, ils ont accédé directement aux données en question."
Bizarrement, c'est précisément durant ce laps de temps où la police judiciaire colombienne attend les ordinateurs que sont révélées les soi-disant preuves. C'est-à-dire que ces soi-disant preuves ne sont pas le travail scientifique des informaticiens de la police mais d'une officine de l'armée colombienne qui n'a pas pris le soin de créer des images des contenus des documents avant de les ouvrir.
- De plus selon le rapport d'Interpol, des fichiers systèmes ont été crées ou modifiés après le bombardement du camp guérillero:
"83. L’examen de la pièce à conviction N° 26 – un ordinateur portable – a révélé les incidences suivantes sur les fichiers le 1er mars 2008 ou après cette date :
273 fichiers système ont été créés ;
373 fichiers système et utilisateur ont fait l’objet d’accès ;
786 fichiers système ont été modifiés ;
488 fichiers système ont été supprimés."
(C'est identique pour toutes les pièces à convictions: voir les points 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90 du rapport)
- Certes le rapport affirme que les fichiers utilisateurs (texte Word, photos, etc…) n'ont ni été modifiés ni crées après le 1er mars. Mais dans la même conclusion, Interpol souligne qu'il existe dans toutes les pièces à conviction des milliers de fichiers datés de 2009 ou 2010.
Concernant ces fichiers, Interpol conclut "que ceux-ci ont été créés à une date antérieure au 1er mars 2008 sur une ou plusieurs machines dont les paramètres de date et d’heure système étaient incorrects."
Or comment attester de l'authenticité des fichiers s'il est si simple de changer la date de la création du document ? Autrement dit, l'officine de l'armée colombienne qui a eu pendant 48 heures les pièces à conviction aurait très bien pu créer un document en l'antidatant. Surtout si comme le révèle Interpol les fichiers systèmes ont été modifiés.
Comme on le voit, le rapport d'Interpol soulève plus de questions sur la validité des documents de l'ordinateur de gauche qu'il n'apporte de réponses. Qu'importe, le tsunami médiatique s'abat déjà sur le Venezuela (mais pas sur l'Equateur, allez savoir pourquoi…). Marie Delcas du Monde (3), confondant le travail de juge avec celui de journaliste, reprend à son compte les accusations du gouvernement colombien, alors que, rappelons-le, d'une part Interpol ne s'est pas prononcé sur le contenu des documents, d'autre part le rapport jette de forts doutes sur l'authenticité de l'origine des documents.
On aimerait que Marie Delcas puisse répondre à l'invitation lancée par le président équatorien Rafael Correa depuis Paris le 13 mai dernier: "Nous ne donnons aucune crédibilité à ces ordinateurs, mais si quelqu'un le fait, alors il devra aussi accorder de la crédibilité lorsque les FARC accuse Uribe d'être un paramilitaire et un narcotrafiquant". Jusqu'à maintenant, pas une ligne dans le Monde ou dans les autres media sur ce sujet…
Et pourtant…
L'ordinateur de droite
Et pourtant, il existe un autre ordinateur. Celui-là a encore son propriétaire vivant pour authentifier les documents saisis. Cet ordinateur-là appartient au chef paramilitaire Rodrigo Tovar, alias "Jorge 40". C'est l'ordinateur de droite.
Dans l'ordinateur de droite, saisi en 2006, ont été trouvées des preuves de plus de 50 assassinats perpétrés par les paramilitaires (4)[ contre des leaders syndicaux et de mouvements sociaux en 2005 et 2006.
De plus, une liste d'élus colombiens (sénateurs, députés, maires, gouverneurs) parrainés par les paramilitaires va être mise à jour. Des dizaines d'élus bénéficient de la protection, du financement, des contacts et des moyens de pression des paramilitaires. Et plus grave, l'ordinateur de droite compte mêmes des preuves de fraudes électorales organisées par les paramilitaires pour diverses élections dont celle du président Alvaro Uribe.
L'ordinateur de droite va être le déclencheur du scandale de la parapolitique en Colombie. Ce néologisme fait allusion au lien unissant certains hommes politiques, des membres des services secrets, des hommes d'affaires avec les groupes mafieux paramilitaires, connus entre autre pour découper leurs victimes à la tronçonneuse et jouer au football avec leur tête.
A-t-on eu besoin d'appeler Interpol pour prouver l'authenticité des documents trouvés dans l'ordinateur de droite ? Non, car son propriétaire, Jorge 40, a confirmé par la suite l'authenticité des documents.
Mais Jorge 40 ne va pas s'arrêter à ce témoignage. Il confirme l'existence des Accords de Ralito. Une alliance officielle, avec documents signés à l'appui, entre quatre chefs paramilitaires et 29 personnalités politiques (députés, sénateurs, maire, gouverneurs de régions), un journaliste, et deux propriétaires terriens pour "refonder la Patrie" et "protéger la propriété privée". Lors de la signature de ces accords, on a pu noter la présence du conseiller de Nicolas Sarkozy, le bourreau argentin Mario Sandoval (5).
Le scandale de la parapolitique touche désormais des ministres et l'actuel vice-président dont la famille possède le seul quotidien de diffusion nationale. Le cercle se réduit autour d'Alvaro Uribe.
Qu'à cela ne tienne, les Etats-Unis viennent d'obtenir l'extradition de Jorge 40 et de 12 autres chefs paramilitaires. Jorge 40 et son ordinateur n'ont désormais plus de compte à rendre à la justice et au Peuple colombien. L'ordinateur de droite était gênant, on a pu le faire disparaître discrètement pendant que tous les media parlaient de l'ordinateur de gauche. Raul Reyes, lui, n'est plus là pour témoigner de l'authenticité des documents de son ordinateur indestructible…
Notes :
[1] Rapport des Forces Armées Equatoriennes, cité par El Commercio: http://www2.elcomercio.com/noticiaEC.asp?id_noticia=178869&id_seccion=4
[2] Rapport d'expertise d'Interpol sur les ordinateurs et le matériel informatique des Farcs saisis par la Colombie: http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2008/pdfPR200817/ipPublicAbstractFR.pdf
[3] Marie Delcas, "Le Venezuela est accusé d'avoir fourni armes et argent aux FARC", Le Monde, 16/05/08.
[4] Pour en savoir plus sur les pratiques des groupes paramilitaires colombiens, lire l'excellent article de Jorge Chavez Morales, "Offensive paramilitaire au Venezuela": http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=32272.
[5] Sur ce sujet voir Nora Veiras, "Talento Argentino
para el gobierno de Francia", Pagina 12, 16/03/08. http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-100805-2008-03-16.html#inicio
Petit inventaire de la désinformation.
10 guerres, 10 média mensonges.
MICHEL COLLON 16 mai 2008
Chaque guerre est
précédée d'un grand média mensonge. Aujourd'hui, Bush menace le Venezuela et l'Equateur. Demain, l'Iran ? Et après, à qui le tour ?
Avec, dans le rôle de la marionnette, le président Uribe, narcotrafiquant et massacreur d'Indiens (quatre millions de déplacés). Lequel Uribe prétend avoir trouvé dans l'indestructible ordinateur
de Raul Reyes (FARC) des preuves du soutien de Chavez au « terrorisme » et de militarisation de la région.
Des journaux comme Le Monde répercutent cette campagne de propagande pour la prochaine guerre de Bush. Rappelons simplement combien de fois les mêmes Etats-Unis et les mêmes médias nous
ont déjà manipulés. Chaque grande guerre est « justifiée » par ce qui apparaîtra plus tard (trop tard) comme une désinformation. Inventaire rapide...
1. VIETNAM (1964-1975) :
MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.
CE QU'ON APPRENDRA PLUS TARD :
L'attaque n'a jamais eu lieu. C'est une invention de la Maison-Blanche.
VERITABLE
OBJECTIF :
Empêcher l'indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.
CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.
2. GRENADE (1983) :
MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.
CE QU'ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.
VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).
CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.
3. PANAMA (1989) :
MEDIAMENSONGE :
L'invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.
CE QU'ON
APPRENDRA PLUS TARD :
Créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.
VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.
CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.
4. IRAK (1991) :
MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City.
CE QU'ON
APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l'émir du Koweït, Hill & Knowlton.
VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.
CONSEQUENCES :
D'innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.
5. SOMALIE (1993) :
MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d'une intervention humanitaire.
CE QU'ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique.
CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.
6. BOSNIE (1992 - 1995) :
MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d'extermination.
CE QU'ON APPRENDRA PLUS TARD :
Ruder Finn et Kouchner mentaient. C'étaient des camps de prisonniers en vue d'échanges. Le président musulman Izetbegovic l'a avoué.
VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.
CONSEQUENCES :
Quatre années d'une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.
7. YOUGOSLAVIE (1999) :
MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo.
CE QU'ON APPRENDRA
PLUS TARD :
Invention pure et simple de l'Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.
VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l'Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.
CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l'UCK, protégée de l'Otan.
8. AFGHANISTAN (2001) :
MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden.
CE QU'ON APPRENDRA
PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d'extrader Ben Laden.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l'Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l'approvisionnement énergétique de l'Asie du Sud.
CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d'opium.
9. IRAK (2003) :
MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l'ONU, éprouvette en main.
CE QU'ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d'en fabriquer.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine...
CONSEQUENCES :
L'Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l'obscurantisme.
10 VENEZUELA - EQUATEUR - (2008 ?) :
MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).
CE QU'ON SAIT DEJA:
Plusieurs média mensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste... Mais la diabolisation continue.
VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l'Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du
continent.
CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d'Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..
CONCLUSION:
Chaque guerre est précédée et
'justifiée' par un grand média mensonge. Et notre inventaire est loin d'être complet ! Empêcher les guerres, c'est d'abord démasquer ces média mensonges le plus tôt possible et le plus largement
possible. Merci de diffuser ce texte, de le traduire si possible (la version espagnole arrive bientôt), et de nous communiquer ces traductions. Dans la guerre de l'info, la véritable force, c'est
vous !
Pour la défense des Droits et Libertés du Peuple Colombien. Alors que les années précédentes, nous avions célébré les conquêtes des peuples du Venezuela, de Bolivie et de Cuba, cette année, nous avons marché pour affirmer notre solidarité avec les luttes des paysans, des indigènes, des femmes, des étudiants, des syndicalistes et des opposants politiques en Colombie.
Et aussi pour la défense des Droits des Travailleurs Migrants.
Sans-papiers mais pas Sans Droits !
Alors que la précarisation des droits des migrants est en aggravation en France et dans le monde, nous affirmons qu'une autre politique de l'immigration est nécessaire, qui respecte les droits fondamentaux de tout être humain : droit d'asile, droit de vivre en famille, droit à l'éducation et à la vie privée, droits des enfants, droit de se soigner, droits d'avoir des droits... autant de droits que la France a l'obligation d'appliquer puisqu'elle a ratifié la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de nombreuses conventions internationales… sans avoir ratifié jusqu’à aujourd’hui la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs migrants.
Il y a 6 ans, le 11 avril 2002, les partisans de l’ancien régime vénézuélien qui s’étaient toujours fort bien accommodés d’un pays riche mais avec une minorité de nantis et 80% de pauvres, soutenus par les Etats-Unis et les médias assujettis au patronat, tentaient un coup d’état meurtrier contre la Révolution Bolivarienne.
Les Vénézuéliens sont descendus en masse dans les rues et, avec pour seules armes leurs colères et déterminations, ils se sont dirigés vers des points stratégiques, obtenant le retour triomphal de leur Président. Cette geste étonnante a sauvé non seulement la Révolution Bolivarienne mais l'avenir des peuples de l'Amérique Latine, jusqu'alors opprimés par les intérêts du voisin du Nord et de ses complices.
Comme chaque année, le Venezuela a commemoré non seulement le retour du fil constitutionnel mais aussi les échecs des incessantes manoeuvres de déstabilisation qui ont suivi : grèves patronales et pétrolières, exode de capitaux, tentatives d’attentats contre le Président élu et surtout et toujours les campagnes médiatiques calomnieuses.
Des
8 au 13 avril 2008 Caracas a été la "Capitale mondiale de la paix et de la lutte antiimpérialiste". De nombreuses villes dans plus de 100 pays ont organisé des actes de soutien et solidarité, dont
Paris
BOLIVIE
Chers-es Amis-es,
La situation en Bolivie est chaque jour plus grave. Il est nécessaire de
soutenir fortement le compañero président Evo Morales et le peuple Bolivien, en signant et en faisant circuler l'appel suivant qui sera publié durant la semaine. Veuillez svp confirmer votre
soutien a cabohorquez@gmail.com ou a yamp@min.cult.cu
NOUS DÉNONÇONS LA CONSPIRATION POUR DIVISER LA BOLIVIE
En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d'être brutalement restreint. L'arrivée au pouvoir d'un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce
pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l'ingérence
impériale.
Récemment, l'escalade conspirative a atteint ses niveaux maximaux. Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays de notre région.
L'histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l'humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien. De même, nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de notre Amérique.
Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à unir leurs voix pour dénoncer, par toutes les formes possibles, cette manœuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l'Amérique Latine
Premiers signataires :
Adolfo Pérez Esquivel (Argentina); Rigoberta Menchú (Guatemala); Noam Chomsky
(EEUU); Oscar Niemeyer (Brasil); Eduardo Galeano (Uruguay); Ignacio Ramonet (España/Francia); Elena Poniatowska (México); Frei Betto (Brasil); Gianni Vattimo (Italia); Adolfo Sánchez Vázquéz
(España/México); Ernesto Cardenal (Nicaragua); Armand Mattelart (Bélgica); Ramsey Clark (EEUU); Manu Chao (Francia/España); Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica); Francois Houtart (Bélgica);
Alfonso Sastre (España); Paul Leduc (México); Fernando Pino Solanas (Argentina); Roberto Fernández Retamar (Cuba); Howard Zinn (EEUU); Keith Ellis (Canadá); Jorge Enrique Adoum
(Ecuador); Belén Gopegui (España); Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México); Stella Calloni (Argentina); Joao Pedro Stedile (Brasil); Eric Toussaint (Bélgica); Rafael Cancel
Miranda (Puerto Rico); Richard Gott (Reino Unido); Miguel D'Escoto (Nicaragua); Silvio Rodríguez (Cuba); Carmen Bohórquez (Venezuela); Víctor Heredia (Argentina); Blanca Chancosa (Ecuador);
Thiago de Mello (Brasil); Juan Mari Bras (Puerto Rico); Hildebrando Pérez (Perú); Pascual Serrano (España); Fernando Rendón (Colombia); Víctor Víctor (República Dominicana); Luisa Vicioso (Rep.
Dominicana); Cecilia Todd (Venezuela); Alex Cox (Reino Unido); Danny Rivera (Puerto Rico); Isaac Rosa (España); Jean Marie Binoche (Francia); Ramón Chao (España/Francia); etc...
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